La ville de Tanger abrite la 17-ème édition du Festival national du film (FNF) du 26 février au 5 mars 2016:

FNF17: « L’Orchestre de minuit » de Jérôme Cohen-Olivar inaugure la compétition  officielle

Le long-métrage « L’Orchestre de minuit » de  Jérôme Cohen-Olivar a inauguré, samedi, la compétition officielle de la 17-ème  édition du Festival national du film de Tanger (FNF).

 Le film relate l’histoire de Marcel Botbol, un artiste ayant marqué  l’histoire de la chanson populaire marocaine, dans ses racines juives, à  travers une œuvre authentique le parcours de ce grand musicien hors pair.

 Après avoir signé son film fantastique « kandisha », Jérôme Cohen-Olivar est  de retour sur la scène cinématographique marocaine avec son long métrage  « L’Orchestre de minuit », où il a choisi de se focaliser sur le personnage  Mickael Abitbol, qui à la demande de son père, est de retour au Maroc, son pays  natal, après l’avoir quitté trente ans plus tôt pendant les évènements liés à  la guerre de Kippour.

 Il n’a aucun souvenir de cette période faste pendant laquelle son père était  un célèbre musicien andalou et directeur de l’Orchestre de Minuit. Les  retrouvailles ne sont que de courte durée car son père s’allonge sur son lit en  jouant de son instrument favori mais ne se réveillera plus.

 C’est en voulant rapatrier le corps de son père qu’il va faire connaissance  d’Ali, dont le rôle est porté avec maestria par un Aziz Dadas, véritable fan de  son père, qui constitue une partie de la mémoire d’un pays qui s’enorgueillit  de la pluralité de ses confluences culturelles et artistiques, et partir à la  rencontre des membres de l’Orchestre de Minuit.

 Ce long métrage aborde le thème de l’exil et traite du sujet principal de la  quête de soi et de la recherche d’identité pour Mickael. ll finit par nous  éclairer sur les causes du départ de M. Abitbol et de sa famille mais ne donne  aucune explication sur les raisons qui l’ont éloigné de son fils Mickael.

 Ont participé à l’interprétation de ce long-métrage (112 min), écrit et  réalisé par Jérôme Cohen Olivar, plusieurs artistes, dont Marcel Botbol, les  comédiens Gad Elmaleh et Hassan El Fad, Fatima Harandi, Hamid Najah, Avishay  Benazra, et M’barek Mahmoudi.

Au total, quatorze longs métrages et autant de courts métrages seront en  compétition officielle, qui reflètent la diversité des visions des cinéastes  marocains.

 Ces productions en lice seront départagées par un jury présidé par  l’écrivain et critique Mohamed Noureddine Affaya et composé de Fatima Loukili  (journaliste et scénariste), Fatima Khair (comédienne et productrice), Farida  Belyazid (réalisatrice), Driss Mrini (réalisateur), en plus de l’ingénieur de  son tunisien Fouzi Tabite et de l’ancien secrétaire général du Centre  cinématographique marocain (CCM) Mustapha Stitou.

 Au programme de cette manifestation culturelle figure l’organisation  d’ateliers sur plusieurs sujets, dont « la production, l’exploitation et la  distribution cinématographique », « l’écriture cinématographique, mise en scène  et le rôle des médias » et « la critique cinématographique et ciné-clubs » et une  conférence autour de la présentation du bilan cinématographique de 2015, et la  projection des films en compétition et de ceux de la section « hors  compétition », outre des débats sur les films projetés.

FNF17: Le film « Des… espoirs », un drame psychologique de Mohamed Ismail

Le long-métrage « Des… espoirs » de Mohamed  Ismail a été projeté, dimanche  28 févr. 2016, dans le cadre de la compétition officielle de  la 17-ème édition du Festival national du film de Tanger (FNF).

 Le thriller psychologique raconte l’histoire d’Amine, dont le rôle est porté  avec maestria par Omar Lotfi, un jeune architecte beau et brillant qui a évolué  dans un climat de haine et de misère humaine et morale. Il ne se fie,  cependant, ni à l’avenir ni aux femmes.

 Déterminé à fuir le modèle de son père et le souvenir du crime déguisé  commis par sa belle-mère, il se promet à un meilleur destin. Mais malgré sa  belle carrière et son poste d’ingénieur architecte à succès, les séquelles de  son enfance perturbée remontent à la surface et le poussent à mépriser les  femmes jusqu’à l’obsession.

 Le traumatisme de son enfance habite son subconscient et il est souvent pris  d’accès de violence misogyne qu’il est incapable de contrôler, et dont parfois,  il ne se souvient même pas.

 Lors d’une conférence de presse succédant à la projection du long-métrage,  le réalisateur Mohamed Ismail a souligné que son nouveau film vise à promouvoir  le rayonnement culturel et artistique du Maroc et à aborder ses questions  sociales les plus préoccupantes, à l’instar de ses films  « wadaan omahat » (Adieu mères) et « Ouchtam ».

 Il a ainsi précisé que son film « Ihbat » (Des-espoirs), qui signifie en  français à la fois espoir et son antonyme, n’est pas inspiré d’un film  étranger, même si de nombreux films ont abordé également le sujet du traitement  psychologique du héros, afin qu’il puisse surmonter ses souvenirs du passé et  accepter son présent.

 Ont participé à l’interprétation de ce long-métrage (122 min), réalisé par  Mohamed Ismail et co-écrit avec Reine Kandioty Danan, plusieurs artistes, dont  Farah El Fassi, Fehd Benshemsi, Ibtissam Moustatir, Mourad Ismail et Karim  Saidi.

  Au total, quatorze longs métrages et autant de courts métrages seront en  compétition officielle, lors de cette édition, organisée par le Centre  cinématographique marocain (CCM), sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed  VI.

  MAP  29 fév 2016