Lors de cette rencontre, à laquelle a pris part également Mustapha Laraki, membre du bureau exécutif du Syndicat de la presse, la FMEJ et le SNPM ont exprimé leur volonté d'examiner cette question, soulignant que les professionnels sont capables de gérer eux-mêmes leur profession et de traiter les questions de déontologie, en toute indépendance, honnêteté et crédibilité, comme cela est le cas dans plusieurs pays démocratiques, indique un communiqué des deux organisations.
La réunion a été également l'occasion de passer en revue d'autres points relatifs à la nécessité d'entamer la mise en place des dernières retouches relatives à la réforme du Code de la presse afin que ce dernier puisse répondre aux ambitions des professionnels, des forces démocratiques et de la société, qui considèrent ce texte comme un garant des libertés, qui ne prévoit pas des peines privatives de liberté et qui doit être clair et précis dans ses concepts et ses expressions, ajoute le communiqué.
Le SNPM a exprimé, lors de cette rencontre, sa disponibilité à se pencher sur cette question partant des expériences accumulées, du débat national engagé sur ce sujet et en se basant sur les dispositions de la nouvelle constitution et les références internationales en la matière.
Par ailleurs, le SNPM et la FMEJ ont mis l'accent sur la nécessité de transcender les agissements arbitraires dont ont fait l'objet nombre de professionnels de la part de la police judiciaire, lors de leurs interrogatoires sur des questions de presse et de publications, considérant les actes commis lors de ces interrogatoires comme étant "gratuits" et visent uniquement à attenter à leur dignité, et sont dépourvus de toute justification juridique ou pénale.
Ils ont également souligné l'importance d'engager un dialogue entre les professionnels et la justice afin de traiter un certain nombre de problèmes qui se posent lors de la poursuite des médias devant la justice, la mise en place d'une justice spécialisée jouissant d'une grande compétence dans le domaine de la presse et de publication, ainsi que des chambres spéciales qui seront dédiées au traitement de ces dossiers, souligne le communiqué.
Par ailleurs, les deux organismes ont sollicité, à cette occasion, la libération du journaliste Rachid Nini, directeur de publication du quotidien "Al-Massae", qui purge une peine de prison en vertu des dispositions du Code pénal, note le communiqué indiquant que les deux parties ont convenu de poursuivre les efforts pour parvenir à cette fin.
Le communiqué indique que le ministre de la Justice et des libertés a exprimé lors de cette réunion sa "disposition totale à engager un dialogue sur toutes ces questions dans le cadre du respect des libertés et de la protection de la chose publique".
02/02/2012