A la faveur de son authenticité, l’architecture urbaine du Maroc jouit d’une valeur universelle qui lui a permis d’être classée patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, a souligné, lundi à Essaouira, le ministre de la Culture et de la Communication, M. Mohamed El Aaraj.

Intervenant à l’ouverture d’une rencontre internationale sur  »les villes et les patrimoines dans les Etats Arabes », le ministre a indiqué que l’authenticité de l’architecture urbaine du Royaume, qui jouit d’un tissu urbanistique original avec 32 anciennes médinas aux spécificités qui leurs sont intrinsèques, lui a conféré une valeur universelle pour être classée comme patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO.

Dans la foulée, M. El Aaraj a mis en avant l’engagement de son ministère, à travers son plan d’action relatif à la gestion de la chose patrimoniale au Maroc, et sa détermination à contribuer aux côtés des différents partenaires à la réussite du programme lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI concernant la valorisation des anciennes médinas de Rabat, Marrakech, Salé, Meknès, Tétouan et Essaouira, du programme complémentaire pour la valorisation de la ville de Fès, ainsi que de la troisième phase du programme des habitats menaçant ruine faisant partie intégrante du programme de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca.

Et de poursuivre que cet ambitieux chantier d’envergure reflète de manière concrète la volonté constante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI d’améliorer les conditions de vie des populations, de préserver le patrimoine urbanistique matériel et immatériel, et de promouvoir ses richesses culturelles authentiques et singulières et ce, en adéquation avec les aspirations du Royaume à atteindre les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) arrêtés par l’ONU en 2015, et qui visent la lutte contre la pauvreté et les disparités sociales et territoriales, et l’adoption d’un modèle urbanistique inclusif et durable.

Sur un autre registre, le ministre s’est félicité du choix de la ville d’Essaouira pour l’organisation de cette rencontre, notant que la cité des alizés jouit d’une valeur universelle particulière en tant que patrimoine universel de l’Humanité.

« La tenue de cette rencontre à Essaouira illustre éloquemment la richesse et la singularité de cette cité qui, au fil du temps, a servi et continue de servir d’espace de brassage des civilisations et des cultures, et de coexistence pacifique de tous », a dit M. El Aaraj, notant qu’Essaouira jouit aussi de paysages naturels pittoresques et d’une infrastructure d’accueil appropriée pour accueillir dans les meilleures conditions, des chercheurs, des experts et des spécialistes.

Dans la foulée, le ministre s’est félicité de la richesse, de la diversité et de la singularité du legs civilisationnel et patrimonial que les ancêtres ont laissé dans les anciennes villes arabes, insistant sur la nécessité pour les générations actuelles de redoubler d’efforts en vue de le faire connaître, et de le préserver davantage, afin d’en tirer les éléments indispensables en vue d’édifier le présent et de prospecter l’avenir.

Et M. El Aaraj de conclure que le Maroc a de tout temps emprunté cette voie pour préserver et valoriser son patrimoine culturel matériel.

Initié par la Société Marocaine d’Archéologie et du Patrimoine (SMAP) et le Centre Régional de Conservation ICCROM-ATHAR à Sharjah aux Emirats Arabes Unis (EEAU), en partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication (Département de la Culture), ce conclave de trois jours bénéficie du concours du ministère des Habous et des Affaires Islamiques, de l’Académie du Royaume du Maroc, de l’Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine (INSAP), des Conseils provincial et municipal d’Essaouira, de l’Association Essaouira-Mogador, ainsi que des directions régionale et provinciale relevant du ministère de la Culture.

Ce rendez-vous scientifique offre, ainsi, l’opportunité de mettre l’accent sur les questions liées à la préservation et à la mise en valeur du patrimoine des villes dans le monde arabe, ainsi que de leurs tissus historiques, tout en permettant aux acteurs agissant dans les domaines de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine d’échanger leurs expériences respectives.

Il sert aussi de plateforme pour les chercheurs en sciences humaines et sociales, œuvrant pour l’analyse, l’inventaire et la préservation des savoirs et savoir-faire, d’approfondir leurs connaissances et de partager leurs compétences en la matière.

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