De hauts responsables du secteur de la culture, des intellectuels et des écrivains arabes planchent, lors d’un forum organisé mardi et mercredi à Casablanca, sur les moyens susceptibles de renforcer la coopération culturelle et jeter les bases d’une action commune arabe dans le domaine culturel.

Lors de la séance d’ouverture de cette rencontre, initiée sous le Haut Patronage de SM le Roi sous le thème ‘’Élaboration de l’action arabe culturelle’’, les intervenants ont insisté sur la nécessité d’adopter une ‘’vision claire’’ et de définir des projets précis dans ce domaine en vue d’atteindre des objectifs à même de donner une impulsion à la culture et permettre au citoyen arabe d’améliorer et approfondir ses connaissances.

Dans une allocution, lue par le secrétaire général du département de l’Éducation nationale, Youssef Belkasmi, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj, a souligné qu’en abritant cette rencontre, le Maroc exprime ainsi son engagement permanent en faveur d’une action arabe commune.

Le Maroc est soucieux de rester un acteur actif sur la scène culturelle arabe, a-t-il ajouté, observant que le Royaume a adopté depuis des décennies des politiques et mesures visant à faire de la culture un élément essentiel et une locomotive pour le développement.

Ces efforts déployés au fil des ans, ont été confortés par la Constitution de 2011 qui accorde à la culture un intérêt particulier en insistant sur les spécificités de la culture marocaine qui se caractérise par la diversité et la pluralité linguistique dans le cadre de l’unité nationale.

Selon M. Laâraj, les participants au forum débattront de plusieurs thématiques relatives notamment aux relations culturelles inter-arabes et les politiques culturelles arabes à la lumière de différents défis dont le terrorisme et la nécessité de mettre en œuvre une stratégie pour protéger la langue arabe et Al Qods al Sharif et préserver le patrimoine culturel arabo-musulman.

Pour sa part, le directeur général de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso), Saoud Hilal Harbi, a estimé que les Arabes ont besoin davantage de renforcer les fondements de leur culture et de renforcer les liens entre eux à tous les niveaux.

Abondant dans le même sens, le directeur de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO), Abdulaziz Othman Altwaijri, a insisté dans une allocution, lue en son nom, sur la nécessité d’accorder davantage d’intérêt à la langue arabe et d’œuvrer en vue de la moderniser.

Il a en outre plaidé pour l’encouragement de la lecture, la diffusion du livre et sa distribution au sein des sociétés arabes, l’organisation de salons de livres et la simplification des procédures pour faciliter la circulation du livre.

De son côté, Henri Al Aâouit, directeur général de la fondation al Fikr al Arabi a indiqué que cette institution accorde ‘’un intérêt majeur’’ aux questions culturelles, rappelant, à cet égard, la publication du rapport 2012 sous le titre ‘’pour la renaissance de notre langue’’.

Ce rapport propose ‘’une vision globale’’ pour une renaissance de la langue arabe et met en relief la responsabilité de l’intellectuel arabe, a-t-il ajouté.

MAP  28 Novembre 2017

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