Ministère de la Culture et de la communication

05:15:46

mardi 17 octobre 2017

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Le Cinéma

La promotion du cinéma national : La promotion du cinéma national selon une approche qui considère le cinéma non seulement comme un secteur reflétant les valeurs, et produisant de la culture et l’image, mais aussi comme un secteur créateur de richesses et d’emploi

Le Maroc s’enorgueillit d’avoir accumulé et fait perdurer une présence significative dans le domaine délicat et exigent de la production cinématographique grâce à un engagement significatif des pouvoirs publics et à une volonté affirmée d’exploiter les énormes potentialités de l’image et de l’industrie cinématographique dans la valorisation du Maroc et de ses spécificités socioculturelles.

Des efforts substantiels des pouvoirs publics et des professionnels ont donné des résultats concrets et encourageants en matière de nombre de productions annuelles, d’attractivités des productions étrangères et de visibilité du Maroc sur la scène cinématographique internationale.

Les projets structurants actuels dans le secteur portent sur le maintien et le renforcement de ces acquis en réconciliant le public avec le cinéma via une politique volontariste d’édification de multiplexes et en renforçant le rôle didactique et socioculturel du cinéma dans la cité.

  • La promotion du Cinéma marocain au Maroc et à l’étranger

Les efforts substantiels des pouvoirs publics et des professionnels ont, jusqu’ici,  donné des résultats concrets et encourageants en matière de nombre de productions cinématographiques annuelles et de présence à l’international. En effet 22 longs métrages et 60 courts métrages sont produits annuellement. Le Maroc participe à 87 festivals étrangers et le ministère organise des rencontres cinématographiques dans 53 villes du Royaume.

 Pour l’avenir, les efforts seront focalisés sur le développement et la professionnalisation des festivals et l’encouragement de la participation de notre pays à l’étranger. Pour ce faire le ministère améliorera le système de financement des festivals, encouragera les cinéclubs et les associations de cinéphile et contribuera au financement des campagnes de promotion des sorties de films nationaux sur différents supports médiatiques.

Le ministère vise à développer et à professionnaliser les festivals pour une promotion du cinéma marocain.

  • 10 millions de DH supplémentaires pour appuyer la production nationale

La production cinématographique nationale a connu ces dernières années un essor significatif.

Avec 19 longs métrages et une soixantaine de courts métrages, le Maroc se positionne à la seconde place, en termes de volume, dans le monde arabe, après l’Egypte. Sur le plan financier, l’Etat a réservé une enveloppe budgétaire de 60.000.000dh en 2011 sous forme d’avance sur recettes, d’appui à l’écriture de scénarios, et de prime à la qualité.

Ainsi, et pour développer davantage  la production cinématographique nationale tant au niveau quantitatif que qualitatif, le ministère compte prendre des mesures afin de réadapter le système de financement public de la production nationale, d’appuyer l’entreprise de production pour la recherche de financements et de mettre à niveau le Centre Cinématographique Marocain.

Pour y parvenir, il est projeté d’augmenter progressivement le financement public à hauteur de 10.000.000 Dh supplémentaire par an, d’appuyer la distribution du film national à l’international et  de lutter contre le piratage.

Désormais, les efforts doivent encore être consentis pour, d’une part, professionnaliser le secteur, et d’autre part, assurer la promotion, la distribution et la commercialisation des produits cinématographiques. Ces derniers aspects peuvent être assurés, pour une partie du moins, par la mise en place de circuits de vente et de distribution adaptés aux besoins du public grâce à la vente directe de DVD, la vente à la demande sur internet des VOD, par la création de produits dérivés…

Après avoir encouragé la  production cinématographique nationale pour l’atteinte d’un niveau quantitatif  honorable, le ministère s’attachera désormais à améliorer le  qualitatif.

  • Faire du Maroc un pôle d’attraction pour la production étrangère

Le Maroc est devenu, ces dernières années, un site idéal pour le tournage de films très prisés par les producteurs et réalisateurs étrangers notamment pour les débouchés et les opportunités de coproduction qu’il offre et grâce à ses potentialités naturelles et ses infrastructures techniques.

Cependant, malgré des atouts considérables, aussi bien en termes de potentialités naturelles que d’infrastructures techniques et des mesures d’encouragement mises en place, le Maroc draine peu de productions internationales à gros budget.

Plusieurs dispositions ont été prises pour remédier à cette situation. Les sociétés de production étrangères ont été exonérées de TVA pour tous les biens et services acquis au Maroc. D’autre part, après celle d’Ouarzazate, créée en 2008, la région de Rabat-Salé-Kénitra s’est dotée, en novembre 2011, de sa « film commission ». Ces deux fondations ont pour mission, de promouvoir et d’informer sur les opportunités de tournages et de services cinématographiques audiovisuels. Elles visent également à se faire connaître et à être présentes dans les festivals internationaux, pour tenter de vendre l’image de la région.

Les projets pour les prochaines années s’inscrivent dans la même logique puisqu’il est prévu de créer d’autres « films commission » à Marrakech, Tanger et Dakhla-Laâyoune, et dans les régions concernées de mettre en place des structures d’accueil et une unité spécialisée dans l’organigramme du Centre Cinématographique Marocain.

Le plan d’action établit part le ministère vise, en définitive,  à multiplier le nombre de tournages étrangers au Maroc et rendre plus incitative les mesures mises en œuvre pour l’accueil des productions étrangères.

Le ministère de la Communication œuvre pour rendre plus incitatives les mesures prévues pour l’accueil des productions étrangères.

  • L’amélioration de l’exploitation par la création de multiplexes cinématographiques

L’exploitation des salles de cinéma au Maroc vit une crise profonde, en raison essentiellement de la fermeture annuelle d’une dizaine de salles de cinéma, et la baisse de la fréquentation des salles classiques encore en activité.

Cette crise inquiète d’autant plus les pouvoirs publics que cette activité constitue le maillon central de l’industrie cinématographique, et a un impact direct sur la production et la distribution de films.

Pour remédier à cette situation, la solution optimale est le passage du mode actuel d’exploitation en Mono salles, au mode d’exploitation en Multisalles (multiplexes).

Plusieurs dispositions ont été prises pour développer l’offre quantitative en siège dans les multiplexes et les multisalles et augmenter le taux de fréquentation des salles, notamment :

  • Promulgation de la loi sur l’application de la TVA au secteur du cinéma permettant aux investisseurs, dans les multiplexes, de récupérer la TVA suite à des conventions d’investissement ;
  • Examen avec le Ministère des Finances de mesures d’aide à l’exploitation ;
  • Elaboration de conventions avec les collectivités locales pour l’encouragement du cinéma ;
  • Mobilisation des moyens financiers publics (40 millions dh) et du foncier public pour réaliser le nouveau multiplexe  de référence7ème Art, de 7 écrans et 1200 places ;
  • Appui au démarrage effectif de projets de 5 nouveaux multiplexes : 2 à Rabat, les trois autres à  Fès, Tanger et Agadir, grâce à la signature d’une convention d’investissement sous la présidence de Monsieur le Chef du Gouvernement.

L’action menée par le ministère en matière de l’exploitation vise à développer l’offre quantitative en sièges dans des multiplexes et multisalles cinématographiques.

  • Diversifier l’offre de distribution cinématographique

La distribution cinématographique subit certes les conséquences de la baisse de fréquentation et de la fermeture des salles mais également de la rareté d’une offre légale de supports d’une part  et d’autre part  de l’abondance d’une offre illégale de DVD piratés et de téléchargements non autorisés.

Pour surmonter ces obstacles une concertation avec les professionnels s’impose afin de mettre à niveau la filière « distribution cinématographique » (DVD, internet, VOD) grâce à des mesures spécifiques et un soutien institutionnel et financier

La promotion de la distribution cinématographique passe par une lutte efficace contre le piratage et la mise en place d’une filiale légale de distribution des films.

Laboratoire : Accompagner la mutation d’une filiale 

Si la filière marocaine de post production s’est diversifiée ces dernières années en investissant des secteurs comme le sous titrage, les effets spéciaux, le stockage et la restauration des films du patrimoine, elle n’a cependant pas suffisamment profité de l’essor de la production nationale avec ses 20 longs métrages et 60 courts métrages annuels.

En effet la filière a connu une révolution technique majeure avec le passage du 35mm au numérique, et une adaptation aux nouvelles exigences technologiques s’impose pour promouvoir cette filière au profit de la production nationale et étrangère.

Pour cela, le ministère élaborera en concertation avec les professionnels, une nouvelle stratégie pour la filière. Pour pérenniser la gestion des archives, il dotera le laboratoire du CCM de moyens pour s’équiper en matériel numérique et former ses ressources humaines.

Un partenariat public-privé est également envisagé pour passer à l’ère numérique.

La filière du laboratoire devra s’adapter aux nouvelles exigences technologiques pour préserver le patrimoine national et assurer un meilleur traitement des films marocains et étrangers.

  • Projet de bourse pour les étudiants du cinéma

Dans le cadre de l’accompagnement de l’action menée par la Fondation du Festival International du Film de Marrakech, présidée par Son Altesse Royale Le Prince Moulay Rachid, et compte tenu des efforts déployés par Son Altesse Royale en faveur de son rayonnement à l’échelon national et international, il a été décidé d’initier un projet d’octroi de bourses d’études ou de stage en cinéma dans des établissements de formation de renommée internationale.

Ces bourses bénéficieront à des étudiants méritants, de nationalité marocaine, ayant fait des études dans des établissements spécialisés au Maroc, et qui s’engagent à retourner  travailler au pays.

Les filières privilégiées seront, la production, l’ingénierie numérique et la réalisation.

Ce projet a pour ambition de doter le secteur de cadres nationaux hautement qualifiés et de formateurs de niveau supérieur.

Le ministère devra procéder à l’établissement d’un cahier des charges d’octroi des bourses puis mener des actions en vue de

  • Mobiliser les ressources pour les bourses
  • Assurer une communication en faveur des intéressés
  • Mettre en place une structure du projet
  • Arrêter avec les professionnels la liste des filières, et des établissements,

Le projet d’octroi de bourses aux étudiants du cinéma a pour objectif de doter le secteur de cadres nationaux hautement qualifiés.

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