Le long-métrage « Rage » du réalisateur polonais, Michal Wegrzyn a raflé le Grand prix Mar Chica de la 6ème édition du Festival international de cinéma et mémoire commune (FICMEC), qui a clôturé sa programmation dimanche soir à Nador.

Le film, qui était en lice avec sept autres long-métrages dans le cadre de la compétition officielle, relate l’histoire d’un jeune journaliste qui reçoit une offre qu’il ne peut pas refuser lui permettant d’avancer dans sa carrière. Il appelle sa femme qui lui apprend une nouvelle tragique ce qui lui a contraint de prendre dans l’immédiat la décision la plus difficile dans sa vie.

A travers ses événements, le film (80 min) traite des thématiques comme la vie en famille, les choix à faire en harmonie avec la réussite professionnelle et le succès individuel, l’amour et les relations avec autrui.

Dans cette même catégorie, le prix du meilleur scénario est revenu au film « Iperita » du Marocain Mohamed Bouzaggou, alors que la meilleure interprétation masculine a été accordée à l’Espagnol Oscar Munoz pour son rôle dans le film  »13 Dies d’Octubre ». S’agissant du meilleur rôle féminin, il a été attribué ex-aequo à Dounia Hamidi et Ibtissam Abassi pour leurs rôles dans « Iperita ».

Pour ce qui est du film documentaire, le jury a opté pour  »Dibujando Memorias » de la Péruvienne Marianne Eyde qui jette ses projecteurs sur le conflit armé qui a déchiré le Pérou entre 1980 et 2000, alors que le prix de la recherche a été attribué à  »Caribbean Fantasy » de la dominicaine Johanne Terreo.

La cérémonie de clôture, qui a été marquée par un hommage rendu à Bouchra Moustakim, conjointe de l’artiste marocain Fattah Negadi, a connu également l’attribution du « Prix de la Fondation des Trois Cultures » qui est revenu au film documentaire « la Fabulosa Casablanca » de l’Espagnol Manuel Horrillo qui a mis en scène cette communauté espagnole qui habitait la capitale économique pendant la période coloniale.

« Ce Prix revêt une très grande importance vu que le contexte mondial actuel se caractérise par l’escalade de la violence et le non respect des droits de l’Homme », expliquent les organisateurs.

La commission scientifique a également remis le Prix du Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix à la Fondation de Trois Cultures pour ses actions en matière de promotion de la paix, du dialogue et de la tolérance dans le monde.

Selon l’actrice espagnole Esther Regina, présidente du jury long métrage, les thèmes abordés par les différents films programmés, dénotent d’une diversité riche et positive notamment en ce qui concerne les défis inhérents à la violence contre les femmes.

« Nous avons mené un débat passionné et fructueux avec un esprit d’enrichissement mutuel », a-t-elle souligné, reconnaissant la difficulté pour le jury de choisir le meilleur film.

Organisé par le Centre de la mémoire commune pour la démocratie et la paix du 6 au 12 novembre, ce festival a opté cette année pour le thème « La mémoire des eaux océanes ».

-MAP-

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