Le Maroc a enregistré une progression remarquable des recettes publiques et des recettes de la copie privée, se classant 3è en Afrique en 2017, contre une 26è position un an auparavant, selon le Bureau marocain du droit d’auteur (BMDA), qui cite une étude menée par la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISCA).
Les résultats de cette étude ont été publiés en marge du séminaire sur le déploiement des systèmes de rémunération pour copie privée et reprographie en Afrique, organisé à Dakar du 11 au 13 septembre, à l’initiative du CISAC et avec le soutien de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et la participation des représentants de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), de la Fédération internationale des organisations de droit de reproduction (IFFRO) et d’une dizaine d’organisations africaine de gestion collective, indique vendredi le BMDA dans un communiqué.

Ce classement avancé du Maroc sur le plan africain témoigne de « l’intérêt accordé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux auteurs, et qui s’est traduit par la stratégie mise en place à cet effet par le ministère de la Culture et de la communication », a déclaré le directeur général du BMDA, Ismail Menkari, cité dans le communiqué, saluant les efforts consentis par l’ensemble des intervenants pour la promotion de la situation sociale des auteurs aux créateurs et leur permettant de vivre de manière équitable des revenus de leurs œuvres ».

Pour sa part, le ministre sénégalais de la culture, Abdou Latif Coulibaly, a salué, lors de l’ouverture du séminaire, les efforts déployés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveurs de l’Afrique et des créateurs africains, relève le communiqué.

M. Coulibaly a également souligné que les revenus de la copie privée sont devenus une ressource majeure pour les auteurs du monde entier, relevant que la copie privée pourra progressivement se positionner en Afrique à travers la réhabilitation de ses systèmes et à la bonne application des systèmes de récupération et de distribution, permettant ainsi aux créateurs d’améliorer leurs moyens de subsistance et de développer le secteur culturel en général.

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