Contrairement aux lectures  »biaisées » des chiffres relatifs à la production étrangère au Maroc, le nombre de productions étrangères a dépassé en 2015 celui des années précédentes, affirme jeudi le Centre Cinématographique Marocain (CCM).

 

 »Avant même l’annonce du bilan des activités cinématographiques de l’année 2015 au Maroc, présenté samedi 5 mars en marge de la 17ème édition du festival national du film de Tanger, des esprits malveillants ont fait une lecture biaisée des chiffres qui concernent la production étrangère au Maroc », indique le CCM dans un communiqué.

 

« D’après cette lecture orientée, le Maroc aurait subitement été boudé par les producteurs étrangers à cause, selon eux, de la politique de censure qui serait menée par le gouvernement et par le CCM », poursuit la même source, notant que « contrairement à ces allégations fallacieuses et trompeuses, le bilan 2015 démontre, chiffres à l’appui, que le nombre de productions étrangères qui se sont déroulées au Maroc durant l’année écoulée, tout type de films confondus, est supérieur à toutes les années précédentes ».

 

Ainsi le nombre total des productions étrangères au Maroc a atteint 62 en 2010, 52 en 2011, 63 en 2012, 61 en 2013, 75 en 2014 et 78 en 2015.

 

Le CCM a tenu, par ailleurs, à préciser que  »les chiffres concernant aux investissements des productions étrangères au Maroc et qui étaient publiés ces dernières années, étaient calculés sur la base des seuls montants déclarés par les producteurs étrangers à l’appui de leurs demandes d’autorisation de tournage », ajoutant que « jusqu’en décembre 2014, aucune vérification n’était faite, ni a priori ni a postériori, pour confirmer ou infirmer ces chiffres ». De même,  »aucun document officiel n’était présenté au Centre Cinématographique Marocain pour justifier du montant exact de l’investissement au Maroc », poursuit la même source.

 

 »Il a été avéré que les sociétés de production ont parfois, voire souvent, tendance à déclarer des montants surestimés afin de mieux intéresser les pouvoirs publics et de faciliter ainsi leurs demandes d’autorisations spécifiques ou de mise à disposition des services, des moyens et des biens de l’Etat pour les besoins de leurs tournages », fait savoir le Centre, affirmant qu »’aucune étude économique sérieuse de ce secteur ne peut se satisfaire de simples déclarations ».

 

 »Ainsi, depuis janvier 2015, le CCM exige des producteurs un document de leur établissement bancaire au Maroc attestant du montant des sommes rapatriées pour chaque film », souligne la même source, indiquant que cette mesure a prouvé que  »les chiffres déclarés auparavant étaient deux, voire trois fois supérieurs aux montants réels des investissements ».

 

MAP 10 mars 2016

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