La culture est un prélude fondamental à la qualification et au renforcement des capacités créatives chez les détenus, a souligné, mercredi  26 Septembre 2018 à Aït Melloul, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj.

Le ministère veille à garantir une politique culturelle basée sur la généralisation et l’incitation à la lecture et ce, à travers l’élargissement du réseau des bibliothèques publiques, a assuré M. Laâraj qui s’exprimait à l’occasion de l’Université d’automne du programme « Université dans les prisons », organisée à la prison locale d’Aït Melloul sous le thème « Renforcement des capacités créatives des détenus : un levier d’insertion », indique un communiqué du ministère de la Culture et de la Communication.

Le ministre, poursuit la même source, a de même mis l’accent sur la nécessité d’adopter des mécanismes à même de placer la culture au cœur de l’approche réformatrice et managériale du secteur, afin d’assurer une gestion adéquate des établissements pénitentiaires, en harmonie avec les efforts consentis par le Royaume visant à mettre en place un système de développement et de modernisation de haut niveau.

Lors de cette rencontre, initiée par la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), en coopération avec le ministère de la Culture et de la Communication (département de la Culture), M. Laâraj a présenté le projet d’insertion relatif au soutien des bibliothèques dans les établissements pénitentiaires par des fonds documentaires, notant que ce projet vise à assurer un espace dédié à la lecture au profit des détenus, en vue de contribuer à préserver leur dignité humaine.

Ces bibliothèques profiteront aux détenus qui poursuivent leurs études et à ceux désireux d’acquérir une culture générale imprégnée des valeurs de tolérance, de coexistence et de dialogue, a-t-il ajouté.

Évoquant le programme « lecture pour tous », le ministre a indiqué que son département met à la disposition de la DGAPR ses expertises pour garantir aux détenus l’accès au livre et préserver leur droit à la culture et à la lecture, conscient en cela que la culture est un prélude fondamental à la réinsertion des détenus, à leur qualification et à l’amélioration de leurs conditions morales.