La langue arabe et le savoir est le thème du 3ème congrès national de la langue arabe qui s’est ouvert lundi 28/12/2015 à Rabat, à l’initiative de l’Alliance nationale pour la défense de la langue arabe.

Intervenant à cette occasion, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a souligné que ce congrès intervient dans un contexte marqué par la publication de la vision stratégique de l’éducation et de la formation (2013-2030), les préparatifs du Conseil supérieur des langues et de la culture marocaines et la célébration de la journée mondiale de la langue arabe instaurée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

M. Benkirane a mis en avant, dans une allocution lue en son nom, le rôle historique de la langue arabe dans la diffusion du savoir, appelant à une politique publique intégrée et multidimensionnelle qui fédère tous les efforts pour la protection des deux langues officielles du Royaume tout en garantissant l’ouverture sur les langues vivantes.

Pour sa part, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, a indiqué que la défense de la langue arabe est une question existentielle, mettant l’accent sur la sécurité linguistique, la souveraineté de la langue et la défense des langues arabe et amazigh.

L’Alliance nationale pour la défense de la langue arabe a fait preuve dans sa défense de la langue arabe d’une prise de conscience civilisationnelle et stratégique nationale, a ajouté le ministre, plaidant pour la consolidation des deux langues officielles.

De son côté, la ministre déléguée chargée de l’enseignement supérieur, jamila El Mossali a relevé que la langue arabe occupe la 6ème place parmi 60 langues sur Twitter, devance la langue française dans les milieux estudiantins britanniques, outre son apprentissage dans plusieurs universités à travers le monde, notant que l’arabe est la 5ème langue la plus parlée dans le Monde, 5ème en termes d’influence, 4ème sur internet et figure parmi les langues officielles adoptées par les Nations Unies.

Le directeur général de lôOrganisation Islamique de l’Education, les sciences et la culture (ISESCO), Abdelaziz Ben Othman Touijri, a salué l’initiative de l’Alliance nationale pour la défense de la langue arabe.

Il a, dans une allocution lue en son nom, souligné la nécessité de réhabiliter cette langue et fédérer les efforts des responsables et de la société civile à tous les niveaux pour ériger l’arabe en langue d’étude, d’administration et de vie publique vu son influence dans la civilisation arabe et musulmane, notant que le congrès est une occasion idoine pour renouveler l’engagement visant à promouvoir cette langue.

Le directeur du bureau de coordination pour l’arabisation, Abdelfattah Lahjomri a mis l’accent sur le rôle de l’arabe dans l’instauration des valeurs de modernité et souligné la nécessité de l’évolution de cette langue.

Quant à Abdelouahed El Fassi de la Fondation Allal El Fassi, il a souligné que son père était un grand érudit et défenseur de la langue arabe, notant que la fondation est un partenaire de toute initiative visant à promouvoir cette langue.

De son côté, Benaissa Yachou, qui intervenait au nom du Recteur de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), Ahmed Boukous a fait savoir que l’institut est prêt à mettre à la disposition de l’Alliance nationale pour la défense de la langue arabe son expérience cumulée dans ce domaine, notant que l’IRCAM a mis en œuvre une vision stratégique pour la préservation de la langue amazighe.

Le président de l’Alliance nationale pour la défense de la langue arabe, M. Fouad Bou Ali, a indiqué à l’ouverture de ce congrès, que cette réunion est un rendez-vous annuel pour célébrer cette langue et livrer une réflexion sur l’identité et la place de l’arabe, appelant à une alliance entre les deux langues officielles, l’arabe et l’amazighe, qui sont liées par un destin commun.

A cette occasion, un vibrant hommage a été rendu à Mohamed El Kettani, doyen des branches des études islamiques dans les universités marocaines et à Abdessadek Benaissa de la Radio Medi1.

(MAP)