Intervenant lors d’un colloque organisé par la Revue Marocaine d’Administration Locale et de Développement (REMALD) sous le thème « 1999-2019 : Vingt ans de réformes politiques, juridiques et institutionnelles sous le règne de SM le Roi Mohammed VI », M. El Aaraj a indiqué que le secteur de la communication a connu sous le règne de SM le Roi une multitude de réformes juridiques et institutionnelles visant à mettre à niveau et à promouvoir ce secteur.

Dans le domaine audiovisuel, le ministre a souligné que la création de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) représentait un événement phare dans le processus de libéralisation du secteur, relevant que la Constitution de 2011 a hissé cette Autorité en une institution constitutionnelle figurant parmi les instances de bonne gouvernance et de régulation.

La loi 77-03 relative à la communication audio-visuelle a permis la réforme du champ audiovisuel et sa libéralisation et la mise en place des bases susceptibles de le développer, a-t-il ajouté, notant que cette loi a connu plusieurs amendements avec l’objectif de s’adapter aux nouveautés constitutionnelles et de promouvoir la culture de l’égalité, la lutte contre la discrimination et l’accompagnement de la transition du Maroc vers la télévision numérique terrestre.

S’agissant de la presse et de l’édition, le ministre a indiqué qu’un Prix national de la presse a été créé avec pour objectifs d’encourager la créativité dans la presse et de récompenser les journalistes en reconnaissance de leurs efforts individuels et collectifs dans le développement de la presse nationale.

Un Code national de la presse et de l’édition a été également promulgué afin de réformer la législation de la presse et de l’édition selon une approche participative visant à accompagner les mutations profondes qu’a connues le Maroc dans le domaine des libertés et mettre en oeuvre les engagements du Royaume relatifs à la ratification des conventions internationales des droits de l’Homme et de la liberté de pensée et d’expression entre autres, a-t-il insisté.

Dans le même contexte, M. El Aaraj a rappelé la création du Conseil national de la presse dans le but d’organiser la profession à travers l’élection de représentants des journalistes et des éditeurs de journaux.

Ce conseil a pour mission principale la promotion de la gouvernance du secteur de façon indépendante et sur des bases démocratiques, a-t-il poursuivi.

Dans le domaine du journalisme de l’agence, le ministre a indiqué qu’une loi relative à la réorganisation de l’Agence marocaine de presse (MAP) a été promulguée en tant que mécanisme important pour bâtir une agence de presse forte et s’acquittant d’un rôle prépondérant dans le champ médiatique national, sachant que la MAP a été classée parmi les institutions nationales stratégiques.

Cette loi vise notamment à enrichir le domaine d’action de l’agence, et à adapter ses services et ses offres aux exigences du marché, dans la perspective de renforcer sa compétitivité aux niveaux régional et international, a-t-il dit.

Dans le domaine des droits d’auteur, M. El Aaraj a rappelé la promulgation d’une loi relative aux droits d’auteur et droits voisins pour la protection des droits d’auteur et l’augmentation des droits des ayants droit.

Concernant le secteur cinématographique, le ministre a indiqué que son département a instauré en 2012 un nouveau système de soutien des productions et festivals cinématographiques, outre la création d’un Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel et du cinéma (ISMAC) en 2012.

« Le chantier des réformes se poursuit dans notre pays, et à chaque étape des réformes spécifiques adaptées aux défis », a-t-il conclu.

Organisée avec le concours de la Fondation Hanns Seidel, cette rencontre de deux jours s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 20ème anniversaire de l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI.

Prennent part à ce colloque, des membres du gouvernement, des présidents d’instances constitutionnelles et des enseignants-chercheurs nationaux et étrangers, qui vont procéder à l’analyse et à l’évaluation objective des principales réformes entreprises par le Royaume durant les deux dernières décennies dans les différents domaines, notamment juridique, politique et institutionnel, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

Les travaux du colloque feront l’objet d’une publication spéciale par la REMALD.

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