Le nombre de festivals culturels bénéficiant de soutien est passé de 23 à 31 durant l’année en cours, une évolution qui est en harmonie avec les dispositions constitutionnelles relatives au maintien de la cohésion et de la diversité des composantes de l’identité nationale, a indiqué, mardi 02/07/2019  à Rabat, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laâraj.

Intervenant devant la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants, M. Laâraj a indiqué que ces festivals revêtent un caractère patrimonial visant à assurer la valorisation et la durabilité des différentes formes d’expression musicale distinguant les régions du Royaume, citant à cet égard le festival national des arts populaires que son département à ressuscité et veillé à son organisation durable.

Concernant la mise en place de centres culturels de proximité, il a noté que le département de tutelle accorde un intérêt particulier à la couverture territoriale dans le cadre de la justice territoriale.

Le ministère programme annuellement la réalisation d’infrastructures culturelles dans le monde urbain, périurbain ou rural et ce, à travers ses ressources propres ou via les conventions de partenariat nouées avec les collectivités territoriales qui se chargent principalement de fournir l’assiette foncière, a-t-il fait valoir.

Quelque 36 centres culturels de proximité ont été équipés, a-t-il poursuivi, notant que son département a créé une trentaine de bibliothèques publiques, principalement dans le monde rural, outre le soutien de 25 autres bibliothèques, ainsi que la création de l’Institut national des beaux-arts à Fès et la Maison de la photographie à Rabat.

Le ministère vise, également, à renforcer le réseau de conservatoires du Royaume par la création de nouveaux établissements dans les villes de Mohammedia, Settat, El Jadida et Médiouna, ainsi de l’Institut national supérieur de la musique et des arts chorégraphiques, dont les travaux sont en voie d’achèvement.

De même, le responsable gouvernemental a fait observer que le Fonds national de l’action culturelle a réalisé un chiffre d’affaires de 80 MDH au cours du premier semestre de cette année, contre 15 MDH en 2017.

Le secteur de la culture et de la communication a adopté une nouvelle approche innovante qui « fait de la culture un levier de développement économique et social », a-t-il ajouté.

S’agissant du bilan des réalisations du secteur cinématographique au Maroc durant l’année précédente, M. Laâraj l’a qualifié de « très positif », précisant que les subventions à la production cinématographique nationale sont passées à 75 MDH, dont 15 MDH destinés aux documentaires sur la culture, l’histoire et l’espace sahraoui hassani.

À cet égard, il a précisé que les subventions accordées aux festivals de cinéma ont doublé, pour atteindre 23 MDH au titre de 2018, en plus de 2 MDH alloués au soutien des salles de cinéma, portant ainsi à 100 MDH l’enveloppe globale accordée au secteur, ajoutant qu’en 2018, 16 films étrangers ont été tournés au Maroc, avec un investissement global dépassant les 300 MDH.

Dans l’optique de promouvoir le secteur cinématographique, le ministre a appelé à l’implication et à l’adhésion effective de tous les intervenants, en l’occurrence les conseils régionaux, rappelant l’adoption à la Chambre des conseillers du projet de loi 70.17 portant réorganisation du Centre cinématographique marocain (CCM) et modifiant la loi 20.99 sur l’organisation de l’industrie cinématographique.

Le département de la communication s’attelle, actuellement, sur un nouveau projet destiné à l’industrie cinématographique et audiovisuelle, en vue d’en faire un des leviers de développement, tout en soulignant que le nouveau cadre juridique de l’industrie cinématographique est en phase avec les changements mondiaux.

MAP  02Juillet 2019