Le projet de loi portant réorganisation du Centre cinématographique marocain (CCM) entend lui permettre, en tant qu’institution responsable, de jouer un rôle clé dans la régulation, le contrôle et la consolidation du secteur et le doter de nouvelles compétences pour promouvoir l’industrie cinématographique nationale, indique le CCM.

Approuvé en Conseil de gouvernement jeudi dernier, ce projet vient remplacer une loi vielle de 40 ans, qui a montré ses limites dans l’accompagnement des nouveaux défis. Il entend octroyer à l’institution de larges compétences en vue de promouvoir l’industrie cinématographique et développer ses diverses activités, souligne le CCM dans un communiqué.

Le Centre espère à travers ce nouveau texte se doter de mécanismes en mesure de faire bouger l’économie cinématographique, de créer des opportunités d’emploi, d’encourager la créativité et de promouvoir et d’enrichir l’identité culturelle marocaine.

Cette nouvelle loi vise à donner un souffle nouveau au cinéma marocain à travers la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles audacieuses portant sur des sujets divers et d’un niveau technique répondant aux normes internationales, précise le communiqué, ajoutant que la loi vise à permettre au CCM, en tant qu’institution responsable, de jouer les premiers rôles dans la régulation, le contrôle et le renforcement du secteur dans un cadre de bonne gouvernance et de transparence.

Dans son communiqué, le CCM évoque rappelle également l’approbation de la modification de l’article 7 contenu dans la loi relative à l’industrie cinématographique en vue de permettre aux sociétés de production d’obtenir des autorisations de tournage de productions audiovisuelles suivant les textes en vigueur, dans l’objectif de remplir le vide juridique constaté à ce niveau, dans l’attente de la nouvelle loi relative à l’industrie cinématographique élaborée dans le cadre d’une approche participative qui devrait voir le jour en 2018. Ces changements dans l’arsenal juridique sont « en harmonie avec les évolutions que connaît le secteur cinématographique et celui de l’audiovisuel à la fois au niveau local et international », estime le CCM, notant avoir élaboré conjointement avec le département de la communication au ministère de la Culture et de communication « une politique visant à développer les différentes composantes du secteur cinématographique qui est un secteur vital et actif ».

(MAP 04/12/2017)

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