Le rapport d’Amnesty International (AI) sur la  situation des droits de l’Homme au Maroc, rendu public mercredi 26 févr. 2016, est  « inéquitable et sélectif », a indiqué le ministre de la Communication,  porte-parole du gouvernement, Mustapha  Khalfi.

 Le rapport d’Amnesty international est « inéquitable et sélectif, car il  offre une image sombre, erronée et injuste sur la situation des droits de  l’Homme dans notre pays », a indiqué le ministre lors d’un point de presse au  terme de la réunion hebdomadaire, jeudi, du Conseil de gouvernement.

 « L’existence de quelques disfonctionnements en relation avec les droits de  l’Homme ne peut en aucun cas déboucher sur la présentation de données erronées  pour émettre des jugements de valeurs négatifs et injustes », a-t-il martelé.

 Concernant la lutte contre la torture, le ministre a souligné que le Maroc  « a suivi une politique méthodique de lutte contre la torture ayant permis de  réaliser plus de 140 auscultations médicales en 2015 contre seulement 70 en  2014 ».

Ces mesures ont permis aussi de poursuivre en justice des agents d’autorité  et des éléments de police et de la gendarmerie dont l’implication dans de tels  actes a été établie, a-t-il dit.

 Ces mesures confirment « la volonté du gouvernement de lutter contre la  torture », au moment où le rapport d’AI a émis un jugement de valeur à cet égard  en affirmant que les autorités n’avaient procédé à aucune enquête urgente dans  ce dossier, a regretté M. El Khalfi.

 Les mesures prises à ce sujet sont  « concrètes, corroborées et confirmées »  et ont permis la poursuite en justice de 20 agents d’autorité, de la police et  de la gendarmerie, a-t-il argué.

MAP  , 26 févr. 2016