Les principaux titres de la presse nationale du lundi 16 Septembre 2019

Le Matin

En partenariat avec le Régulateur, les opérateurs du secteur et des experts internationaux, le gouvernement finalise une stratégie nationale pour l’assurance inclusive ciblant les particuliers et les TPE. Aujourd’hui, à peine 24 % des adultes marocains détiennent un produit d’assurance. Ce chiffre diminue à 13% pour les personnes pauvres et 11% pour les populations rurales. La combinaison d’un produit d’assurance abordable et d’un système technologique approprié s’avère être l’ingrédient clé pour favoriser l’émergence de l’assurance inclusive au Maroc. Le Plan Halieutis (2009-2020) est passé sous la loupe de la Cour des comptes.

Dans son rapport annuel 2018, l’Institution pointe du doigt certaines zones d’ombres de la stratégie. Selon l’institution, «le plan n’a pas défini les budgets alloués, les sources de financement et le planning d’exécution des différents projets programmés». Le secteur maritime, qui représentait en 2017 près de 50% des exportations des produits agroalimentaires marocains, peine à atteindre ses objectifs stratégiques notamment concernant la part du Maroc dans le marché mondial en volume, la production aquacole et la consommation annuelle de poisson par habitant. L’offre exportable et la pénétration de nouveaux marchés n’ont, quant à elles, pas connu de changements significatifs.

L’Economiste

• Le ministre de l’Industrie et du commerce, Moulay Hafid El Alamy, a indiqué que de profonds changements ont été introduits au projet de charte d’investissement. Aujourd’hui, le texte est en dernière lecture au SGG. Il prévoit un dispositif pour faciliter la transmission des entreprises d’une génération à une autre ou d’un propriétaire à un salarié. D’autre part, le projet de charte propose un mécanisme d’accompagnement au profit des entreprises qui souhaitent s’implanter dans les territoires les moins favorisés. L’exonération des droits d’enregistrement sera étendue aux terrains destinés à la réalisation des projets d’investissement. Ce qui ne risque pas d’être d’une grande portée puisque ce n’est pas ce genre de charges qui bloque l’investissement.

• En 2018, plus de 4.000 personnes en détention préventive ont été finalement acquittées! Cette révélation gagne en ampleur lorsque c’est la présidence du ministère public qui l’affirme. Autre constat tout aussi consternant: la politique pénale souffre depuis plus de 40 ans d’une inflation de cette procédure. Une réforme est en examen au Parlement. Les enjeux pour la liberté des personnes sont considérables. Ce dossier lève également le voile sur les abus et les guerres de territoires qui plombent la justice.

Aujourd’hui le Maroc

• L’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a enregistré une hausse de 2% au cours du deuxième trimestre 2019 par rapport à la même période de 2018, selon le HCP. Cette évolution résulte notamment de la hausse des indices de la production des « industries alimentaires » de 5%, des « industries chimiques » de 2,1%, des « articles d’habillement et fourrures » de 6,5%, de « l’industrie automobile » de 10,9%, des « papiers et cartons » de 17,3%, des « produits de l’industrie textile » de 1,3% et des « machines et appareils électriques » de 1,9%, explique le HCP dans une note d’information relative à l’indice de la production industrielle, énergétique et minière (IPIEM) du deuxième trimestre 2019.

• Dans une réaction aux remarques soulevées par le rapport de la Cour des comptes, l’ONSSA a jugé « légitime de s’interroger sur le bien-fondé de certaines remarques et recommandations de la Cour qui concernent la politique publique en matière de sécurité sanitaire et non la gestion de l’ONSSA ». L’analyse de la Cour « reste tronquée », souligne l’ONSSA. S’agissant de la lutte contre les maladies, l’Office a affirmé avoir déjà pris des mesures pour respecter les principes de base de l’évaluation des risques, en particulier l’indépendance.

L’Opinion • La semaine culinaire thaïlandaise au Maroc aura lieu du 19 au 26 septembre dans plusieurs villes. Initié par l’ambassade en collaboration avec l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail, la Fédération marocaine des arts culinaires (FMAC) et le Centre de qualification professionnelle hôtelière de Touarga, cet événement s’inscrit dans le cadre de la coopération culturelle entre le Royaume de Thaïlande et le Royaume du Maroc. Pour animer cet événement, l’Ambassade a invité des chefs cuisiniers thaïlandais de haute renommée et des formateurs, professant respectivement à l’Institut national de l’alimentation de Thaïlande et à l’université de Rajabhat Suan Sunantha de Thaïlande, fait-on savoir.

• Dans ce qui s’apparente à une réaction indirecte au rapport très accablant de la Cour des Comptes sur projet de délégation de la gestion d’une partie des fonds de retraite collectés par le RCAR, La CDG souligne que ce projet « est une étape clé pour la diversification et la dynamisation d’une partie des actifs du RCAR». Le Groupe CDG fait ensuite savoir que cette délégation n’est pas une externalisation de la gestion des fonds de retraite, assurant que ces derniers demeurent sous la responsabilité du Pôle CDG-prévoyance (en charge de la gestion du RCAR), sous tous aspects techniques, administratifs et financiers.

Al Bayane

• La loi-cadre n° 51.17 relative au système de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de la recherche scientifique va permettre de pérenniser et sécuriser la réforme « tant attendue » du système éducatif, a souligné, samedi à Casablanca, le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saïd Amzazi. Intervenant dans le cadre de la 2ème édition de l’Université d’été de la CGEM, le ministre a mis en relief l’apport de cette loi-cadre sur le plan qualitatif, ajoutant que des tournées nationales seront entamées dès ce mois pour présenter son contenu dans la perspective d’aboutir à un pacte national fédérateur et mobilisateur autour de l’école publique marocaine.

• « Le Maroc est un pays important pour l’équilibre méditerranéen » car il constitue un « pôle de stabilité », a souligné l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, qui animait une rencontre dans le cadre de la 2ème édition de l’Université d’été de CGEM. Il a fait part de son amour pour le Maroc, tout en se disant se sentir proche du Maroc et des Marocains. A cette occasion, l’ancien chef d’Etat français n’a pas caché son attachement à la personne de SM le Roi Mohammed VI, dont il a affirmé avoir suivi avec beaucoup d’attention tout ce que le Souverain a accompli et mis en œuvre depuis Son accession au Trône. Libération : Il est aberrant « de limiter le quota des femmes aux postes de responsabilité gouvernementale et au Parlement sans l’étendre à la société tout entière », a jugé Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, lors d’une Conférence nationale organisée par l’OSFI. «Parfois, on ne rend pas justice aux femmes même si elles sont meilleures que les hommes dans plusieurs domaines », a-t-il déclaré en critiquant le fait que « les efforts consentis au niveau de l’Etat soient absents au niveau des directions des syndicats et des partis politiques ».

Les moyens de développer la coopération parlementaire entre le Maroc et l’Indonésie ont dominé les entretiens du président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, avec le vice-président de la Chambre basse du Parlement indonésien, Agus Hermanto. Au cours de cette entrevue, El Malki a mis en avant la place de choix qu’occupe l’Indonésie aux niveaux régional et international ainsi que le rôle de premier plan qu’elle a joué, aux côtés de pays comme le Maroc, au sein du Mouvement des non-alignés (MNA) et au service de la solidarité afro-asiatique. Rabat et Jakarta, a-t-il dit, partagent la même vision sur le dossier de la coopération Sud-Sud, érigée par SM le Roi Mohammed VI en « chantier pour l’avenir ».

Akhbar Al Yaoum

• De nombreuses lacunes ont entravé la mise en oeuvre du programme onusien du développement durable à l’horizon 2030, relève la Cour des comptes dans son rapport d’activités au titre de l’année 2018. Dans une revue de l’état de préparation du Maroc à la mise en œuvre des objectifs de développement durable (2015-2030), la Cour a conclu que les secteurs de l’Éducation et de la santé ont constitué une entrave à la mise en oeuvre de ce programme. La Cour a constaté que bien qu’il n’existe pas de plan national pour la mise en œuvre du Programme 2030, le ministère de la santé a initié un processus de contextualisation et d’appropriation des objectifs-santé, surtout l’ODD3. Mais, en l’absence d’une déclinaison effective des objectifs et des cibles sur le plan national, les efforts menés par le ministère de la santé se sont arrêtés à ce niveau sans être achevés.

• Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a annoncé que quelque 33 milliards de dirhams (MMDH) de crédits de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ont été remboursés aux entreprises à fin 2018, dans le cadre de l’opération de factoring. Benchaâboun, qui s’exprimait à l’ouverture de la 2ème Université d’été de la CGEM, a rappelé que la problématique des crédits de la TVA pesait d’une manière assez lourde sur la trésorerie des entreprises, avec des arriérés de paiement qui ont atteint près de 40 MMDH l’année dernière, notant que des efforts ont été déployés dans ce sens afin de solder ce passif et revenir à la normalité pour que les remboursements se fassent dans le cadre et le délai réglementaires.

Al Ahdat Al Maghribia

• Intervenant lors de la cérémonie de clôture de la 2ème Université d’été de la CGEM, Sâad Dine El Otmani, a indiqué que son gouvernement assume ses responsabilités et oeuvre à tenir ses engagements, soulignant qu’en réalité, la responsabilité est partagée entre tous. Il est nécessaire de travailler ensemble pour réaliser le progrès du pays, a-t-il soutenu, devant un parterre d’entrepreneurs et d’investisseurs, marocains et étrangers. Il a appelé à consolider la confiance dans le pays, estimant que c’est cette confiance qui donnera de l’espoir en l’avenir.

• Bientôt le bout de tunnel pour les étudiants en médecine. Le mouvement de grève observé par ces étudiants a cessé et les examens de rattrapage démarreront le 20 septembre, a affirmé le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saïd Amzazi. Invité de l’émission Inter Matin présentée par M’hamed El Bhiri et diffusée sur Chaîne inter, Amzazi a souligné que le dossier revendicatif des étudiants en médecine était assez important, faisant savoir que le gouvernement l’a accueilli favorablement et a répondu à l’essentiel de ses points à l’exception de deux questions qui étaient restées en suspens. Le ministre a indiqué qu’un planning très souple a été adopté qui s’étale jusqu’à la mi-octobre en vue de permettre à des étudiants de les passer dans de bonnes conditions et de réussir.

Al Alam

• Les pays de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) doivent prendre le leadership dans la lutte contre le terrorisme, a assuré le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, Nasser Bourita. « Depuis le déclenchement des évènements du Mali, la position du Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a été claire. C’est à la CEDEAO de prendre en charge ce dossier. C’est à cette organisation sous régionale qu’il incombe d’agir dans son espace, loin des tiraillements, des petits calculs et des intérêts égoïstes », a-t-il déclaré à la presse, en marge de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO sur la lutte contre le terrorisme, ouverte dans la capitale burkinabè avec la participation du Maroc.

• Les recettes fiscales provenant de certains impôts, notamment de l’impôt sur les sociétés (IS), présentent un risque à cause de leur concentration sur un nombre restreint de contribuables, indique la Cour des comptes dans son rapport annuel au titre de l’année 2018. Ce risque pèse, d’ailleurs, sur l’ensemble des recettes fiscales, en raison de l’importance de sa part dans les ressources globales, précise la Cour des comptes, faisant remarquer que la moitié du produit de l’IS a été payée, au titre de l’année 2017, par seulement 74 contribuables, soit moins de 2‰ des assujettis à cet impôt. De même, poursuit la même source, 75% du produit de ce même impôt ont été versés par seulement 654 contribuables et 80% par 1.069 contribuables, alors que le nombre d’entités soumises à l’IS, ayant au moins déposé une déclaration pendant les quatre dernières années, est de 338.579.

Bayane Al Yaoum

• Une large campagne de contrôle de la conformité des chargeurs et des batteries pour téléphones portables présents sur le marché local a été lancé le 11 septembre, à l’initiative du ministère de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, en étroite collaboration avec les services du ministère de l’Intérieur. Cette campagne vise à protéger le consommateur en vue d’éviter les accidents découlant de l’utilisation des chargeurs et batteries, qui ont souvent des conséquences dramatiques sur les familles marocaines, et à sensibiliser les distributeurs de ces produits, y compris les détaillants, sur leurs obligations légales et réglementaires, indiqué le ministère vendredi dans un communiqué.

• La CGEM doit dépasser son rôle traditionnel de « syndicat » des patrons, pour constituer une force de proposition plus large pour le développement global du Maroc, a souligné le président du patronat, Salaheddine Mezouar. S’exprimant à l’ouverture de la 2ème Université d’été de la confédération », Mezouar a noté que SM le Roi Mohammed VI a lancé un appel à un débat sur notre modèle de développement, et au-delà sur notre choix de société, ajoutant que « l’Etat ne peut plus à lui seul garantir le développement de chacun, l’Entreprise doit prendre le relais, en toute responsabilité ». « Durant l’année qui vient de s’écouler, la CGEM a démontré sa capacité à être un interlocuteur constructif, à la fois grâce à l’esprit d’innovation et d’ouverture que nous avons apporté dans nos contributions, et grâce au modèle d’interactions avec nos partenaires publics, financiers et sociaux »,a-t-il indiqué.

Al Massae

• Les services extérieurs du ministère de l’Intérieur, notamment les Walis et les gouverneurs, s’apprêtent à tenir des réunions dans les jours qui viennent afin de corriger les anomalies ayant été soulevées lors de la rentrée scolaire et de chercher pourquoi la mise en œuvre de certains projets a pris du retard malgré les centaines de milliards qui lui été consacrés. Saïd Amzazi, ministre en charge de l’éducation nationale, a demandé aux directeurs des académies et aux directeurs provinciaux de se préparer à des réunions importantes que comptent tenir les walis et les gouverneurs dans les différentes villes.

• Une mission économique de très haut niveau du Grand-Duché de Luxembourg se rendra au Maroc, du 23 au 26 septembre, en vue de renforcer la collaboration économique et digitale entre les deux pays, annonce le ministère luxembourgeois de l’Economie dans un communiqué. Cette mission, qui sera présidée à un très haut niveau, sera dirigée par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie, Étienne Schneider et comprend une délégation d’affaires composée d’une soixantaine de représentants d’environ 50 entreprises qui reflètent le tissu économique varié et dynamique du Luxembourg. Elle s’inscrit dans la continuité de la précédente mission économique qui a eu lieu en avril 2015.

Al Ittihad Al Ichtiraki

• Le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a démenti les informations faisant état du recours à des enseignants sénégalais à partir de la saison scolaire actuelle. Dans un communiqué, le ministère a qualifié de « dénuées de tout fondement » les informations selon lesquelles des enseignants en provenance du Sénégal seront recrutés pour enseigner, à partir de la saison scolaire actuelle, certaines matières comme le Français, l’Anglais, les Mathématiques et d’autres disciplines scientifiques, telles les sciences physiques et naturelles.

• Les participants à la 2ème Université de la CGEM ont plaidé pour la mise en place d’un modèle de développement cohérent et inclusif qui engage un choc entrepreneurial. Lors d’une rencontre à Casablanca, ls ont indiqué que le nouveau modèle de développement devra rebondir sur les atouts et les acquis du Maroc en apportant un traitement décisif aux défis structurels, notamment la création de l’emploi et la satisfaction des demandes sociales pressantes en matière de santé, d’enseignement et de services publics.

Rissalat Al Oumma

• Le gouvernement s’engage à interagir positivement avec les attentes de l’entreprise marocaine et à examiner les différentes propositions et recommandations issues de la 2ème Université d’été de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) dont les travaux ont pris fin samedi à Casablanca, a affirmé le Chef du gouvernement Saâd Dine El Otmani. Intervenant lors de la cérémonie de clôture de cette 2ème Université d’été de la CGEM, El Otmani a assuré le secteur privé de la mobilisation et de la détermination de l’ensemble des départements gouvernementaux à mettre en œuvre les différentes réformes qui visent à améliorer le climat des affaires, à encourager l’investissement et à stimuler l’entrepreneuriat.

• La transmission des PME constitue un véritable levier d’investissement au Maroc, a indiqué le secrétaire d’État chargé de l’Investissement, Otman El Ferdaous. S’exprimant lors d’un panel sous la thématique « Le Maroc, pays d’entrepreneurs, voyons la réalité des faits », dans le cadre de la 2ème édition de l’Université d’été de la CGEM, El Ferdaous a relevé que la transmission des PME, un processus selon lequel le repreneur récupère l’ensemble du bilan et également tout l’existant dans l’entreprise, demeure favorable au développement de l’investissement au Maroc.

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