Les régulateurs africains et ibéro-américains de l’audiovisuel, réunis les 16 et 17 mars à Fès, ont exprimé l’engagement à promouvoir les meilleures pratiques, particulièrement dans le domaine de la régulation de la communication audiovisuelle.
« Nous nous engageons à promouvoir les meilleures pratiques, particulièrement dans le domaine de la régulation de la communication audiovisuelle, dans le respect des règles nationales et internationales », lit-on dans la déclaration finale de Fès sanctionnant les travaux de la 1ère rencontre entre régulateurs africains et ibéro-américains de l’audiovisuel, initiée par la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA).

Les participants à cette rencontre, organisée en collaboration avec les présidences du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et de la « Plataforma de Reguladores del sector Audiovisual de Iberoamerica » (PRAI), a relevé que l’objectif consiste à ériger le respect et la promotion des droits de l’Homme, de la dignité humaine, des valeurs de diversité, d’égalité, de parité, dans le respect de la liberté d’expression, comme des « directeurs intangibles de notre action commune ».

La déclaration de Fès a ajouté que cette oeuvre est de nature à contribuer au développement des sociétés et à la consolidation et au renforcement de la démocratie.

Elle a, de même, réaffirmé l’engagement des instances membres de ces réseaux africain et ibéro-américain à consolider et à favoriser les différentes dimensions de la coopération Sud-Sud et à élargir et diversifier leurs relations d’amitié et leurs rapports et échanges culturels, scientifiques et techniques.

La déclaration a estimé que, face aux évolutions du secteur de la communication audiovisuelle, il est nécessaire de développer des synergies, de tirer parti de la richesse qui réside dans la diversité de nos systèmes d’appréciation, et de définir, ensemble, les actions d’une coopération commune, durable et fructueuse.

Les participants ont également mis l’accent sur les enjeux et défis majeurs communs, ayant trait notamment au renforcement du cadre juridique et institutionnel de la régulation, à la transition numérique, à la régulation des médias en période électorale, à la promotion de l’égalité des sexes dans les médias et par les médias.

Ces enjeux concernent de même la protection du jeune public, l’éducation aux médias et la lutte contre les discours de haine et du racisme devant être érigés en priorités de cette coopération et au sein d’instances partenaires, poursuit le document.

La déclaration a rappelé aussi la volonté des membres du RIARC et de la PRAI, lors de la tenue de leurs assemblées générales, tendant à la consolidation des capacités institutionnelles et opérationnelles de régulation des médias et la promotion de l’échange d’expertise et d’information entre les instances de régulation africaines et aujourd’hui, Ibéro-américaines, au regard des évolutions technologiques et des défis de la société de l’information.

Ce premier sommet RIARC-PRAI, initié sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, ambitionne de permettre un premier contact et une meilleure connaissance entre les deux réseaux et leurs membres respectifs, en vue d’ouvrir la voie à l’établissement de relations bilatérales de coopération, mais aussi d’offrir la possibilité pour les régulateurs africains et ibéro-américains d’échanger et s’enrichir mutuellement d’expériences et expertises autour de thématiques d’intérêt commun.

Cette manifestation internationale s’assigne aussi pour objectifs de permettre l’établissement de relations d’échange et de coopération entre les régulateurs membres du RIARC et de la PRAI et entre les deux réseaux eux-mêmes, ainsi qu’un échange d’expériences et d’expertises en matière de régulation de la communication audiovisuelle, au vu notamment des problématiques et défis communs auxquels font face les régulateurs africains et ibéro-américains.

Au menu de cette rencontre figuraient des interventions notamment sur « Les paysages audiovisuels en Afrique et en Amérique Latine et le rôle des régulateurs », « La gestion du pluralisme politique et social », « la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes dans et à travers les médias audiovisuels » et « Les médias associatifs, 3ème type de médias d’intérêt public ».

Elle a été l’opportunité pour la présentation du champ audiovisuel marocain et des grandes missions de la HACA, au regard notamment de l’évolution du secteur et de la récente révision des textes de lois régissant la communication audiovisuelle et l’institution de régulation.

Le Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) constitue le cadre de concertation et de coopération multilatéral de référence entre les différentes instances de régulation des médias du continent.

Crée en 1998 à Libreville au Gabon, il contribue par la synergie des échanges à asseoir l’autorité technique, professionnelle et institutionnelle de chacune des 34 instances membres.

Quant à la PRAI, elle regroupe les principales instances de régulation du secteur audiovisuel d’Amérique Latine et de la péninsule ibérique (Espagne et Portugal).

Elle compte 12 membres et 3 membres observateurs dont la HACA, avec l’objectif majeur de constituer un espace de consultation et de partage d’expériences notamment sur les dimensions juridiques, réglementaires et techniques de la régulation audiovisuelle.

MAP Mars 2017