Le rideau a été levé, vendredi soir 01 mars 2019 , sur la 20-ème édition du Festival national du film de Tanger (FNFT), en présence de figures emblématiques du 7ème art et de personnalités du monde de l’art, de la culture et des médias.

L’ouverture de cette édition (1- 09 mars) placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, a été marquée par un vibrant hommage à la comédienne marocaine, Zhour Slimani, en reconnaissance de ses contributions au cinéma, au théâtre et à la télévision marocains.

S’exprimant à l’occasion de ce rendez-vous cinématographique, organisé par le Centre cinématographique marocain (CCM), le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, a mis en avant l’importance de ce festival d’envergure dédié à la promotion du film marocain et à la production cinématographique nationale qui veille comme chaque année à rendre hommage aux vétérans du 7-ème art marocain, notant que la qualité des films qui seront projetés dans le cadre de cette manifestation culturelle témoigne de l’évolution que connait ce secteur.

Le ministère est engagé à accompagner ces grandes mutations, en adoptant une nouvelle approche relative à l’appui de la production cinématographique nationale, qui est passé de 46 MDH en 2017 à 75 MDH, a-t-il souligné.

Pour accompagner cette dynamique, de nouvelles lois relatives à l’industrie cinématographiques ont été adoptées, a-t-il relevé, ajoutant que son département place le cinéma au centre de ses priorités en accordant une importance particulière à la créativité artistique et cinématographique.

De son côté, le président du Conseil de la commune urbaine de Tanger, Mohamed Bachir Abdellaoui, a indiqué que cette manifestation artistique qui célèbre le film marocain, favorise le développement de la production cinématographique nationale et contribue à la diffusion du film réalisé par des cinéastes marocains, notant que ce rendez-vous culturel se veut aussi une plate-forme de rencontres, de débat et d’échanges autour de la réalité cinématographique au Maroc.

La ville de Tanger, qui abrite plusieurs festivals de renom, est fortement dans cette dynamique culturelle, a-t-il dit, se félicitant de l’ouverture de nouveaux complexes cinématographiques, notamment la recentre inauguration du cinéma Megara.

Sous les applaudissements, le public a reçu le jury de la compétition long métrage présidé par la réalisatrice marocaine Farida Benlyazid. Il se compose du Layane Chawaf, responsable du département cinéma à l’Institut du Monde Arabe Paris, (Syrie / France), Tereza Cavina, programmatrice de films pour des Festivals de cinéma et analyste de scénario (Italie), Lily Bloom, comédienne, journaliste et chroniqueuse cinéma sur canal + (France), Yousry Nasrallah, cinéaste (Egypte), Nour-Eddine Lakhmari, cinéaste (Maroc) et Reda Benjelloun, journaliste et producteur (Maroc).

Quant au jury de la compétition court métrage de cette édition présidé par le producteur, réalisateur et scénariste marocain Ahmed Boulane, il comprend Aliaa Zaky, directrice des journées Industrie au Festival international du Film du Caire (Egypte), Aida Benelkhadir, administratrice de production cinématographique et audiovisuelle (Maroc / France), Andrew Mohsen, critique de cinéma (Egypte) et Adil Fadili, réalisateur (Maroc).

La compétition officielle de cette 20ème édition connait la participation de 15 longs métrages. Il s’agit de  »Achoura » de Tala Selhami, « Hala Madrid, Visca Barça » de Abdelilah El Jaouhary,  »Indigo » de Selma Bargach, « Catharsys of the afina tales of the lost world » de Yassine Marco Marrocu,  »La guérisseuse » de Mohamed Zineddaine,  »Les 3 M histoire inachevée » de Saad Chraibi,  »Les coups du destin » de Mohamed El Younsi,  »Les saisons de la soif » de Hamid Zoughi,  »Nadira » de Kamal Kamal.

Sont également en lice « Sofia » de Meyem Benm’Barek,  »Ultime révolte » de Jillali Ferhati,  »Une année chez les français » de Abdelfattah Arroum, et  »Une urgence ordinaire » de Mohcine Besri, « Vie cotoyant la mort » de Lahcen Majid et « Lancer ce poids » de Hind Bensari.

Au menu de la catégorie courts métrages, figurent  »Angoisse » de Ali Benjelloun,  »Candidats au suicide » de Hamza Atifi,  »Flashback » de Lakhdar El Hamdaoui,  »La cellule » de Rabii El Jawhari,  »La Route » de Mohamed Oumai,  »Le Chant du cygne » de Yazid El Kadiri,  »Le Foulard » de Chaquir Achahbar,  »Les enfants des sables » de El Ghali Grimaiche,  »Mks 86 » de Driss Roukhe,  »Sang Blanc » de Rafiq Boubker,  »Sophisma » de Abdou El Mesnaoui,  »Une date » de Rachid Zaki,  »Vie d’une princesse » de Fayçal Hlimi,  »Waraq » de Abdelekbir Rgaguena et  »Yasmina » de Ali Smili et Claire Cahen.

La cérémonie d’ouverture a connu, également, la projection du film « De quelques Evènements sans signification » du cinéaste marocain Mostafa Derkaoui, dans sa nouvelle version restaurée.

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