L’exposition « Sites éternels, de Bâmiyân à Palmyre, voyage au cœur des sites du patrimoine universel » constitue un plaidoyer en faveur de la recherche archéologique et de la sauvegarde du patrimoine humain, a indiqué la directrice des Archives Royales et commissaire générale de l’exposition, Bahija Simou.

S’exprimant lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation de cette exposition, organisée au complexe culturel Bouregreg à Salé jusqu’au 14 décembre, sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI et du Président de la République française Emmanuel Macron, Mme Simou a souligné que l’organisation de cet événement au Maroc revêt plus d’une signification, dans le sens où elle constitue un appel du Souverain à préserver les valeurs marocaines héritées, telles que la tolérance, l’ouverture, la coexistence et l’acculturation entre les peuples de différentes nations et civilisations.

Cet événement constitue une étape cruciale pour repenser le patrimoine marocain et le préserver en tant que partie intégrante du patrimoine universel, a-t-elle poursuivi, notant que le Maroc est riche en sites archéologiques inédits.

Il s’agit également d’une invitation à réfléchir sur cette destruction du patrimoine universel, que ce soit à travers des guerres et des conflits ou les actes des réseaux de trafic d’antiquités.

« Cette exposition nous invite à découvrir et à redécouvrir les splendeurs de grands sites archéologiques, situés aujourd’hui dans les zones lourdes de risque, telles que Bâmiyân, Khorsabad, Palmyre, la mosquée des Omeyyades de Damas et le Krak des Chevaliers, sites du patrimoine universel particulièrement menacés par les conflits en Afghanistan et au Moyen-Orient », a-t-elle dit.

Cette exposition est marquée par un nouvel espace ajouté dans sa version marocaine et invitant le public à revisiter les mêmes époques, à savoir l’occident musulman et le proche orient et permettant d’admirer les œuvres marocaines contemporaines des sites éternels, telles que celles qui proviennent de Banassa, Volublis, Chellah et la mosquée d’Al Quaraouiyine, a noté Mme Simou, soulignant que cela permet d’appréhender le métissage culturel entre les civilisations chrétienne et musulmane et l’étendue de leur influence.

Pour sa part, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj a indiqué que cette exposition est un événement culturel international unique et distingué, soulignant qu’elle s’inscrit dans un contexte mondial en plein mutation et exigeant de plusieurs pays d’assumer leurs responsabilités en matière de protection du patrimoine.

M. Laaraj a, dans ce sens, souligné la Haute sollicitude dont SM le Roi entoure ce patrimoine humanitaire mondial commun, qui s’appuie sur un ensemble de principes, telles que la coexistence et la tolérance, ajoutant que cet événement s’inscrit dans le contexte de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme qui visent la destruction de cet héritage culturel universel, notamment en Irak et en Syrie.

Dans ce cadre, il a fait savoir que le Maroc, membre de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), veille à la protection du patrimoine culturel, partant de sa responsabilité en la matière.

L’exposition, initiée par la Direction des Archives Royales, de concert avec le musée du Louvre et la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, avec le soutien de l’Unesco, permet ainsi au public d’admirer les œuvres marocaines contemporaines de sites éternels telles que celles qui proviennent de Nkhila, Banassa, Volubilis et la Mosquée Al-Qatawiyyine et d’appréhender le métissage culturel entre les civilisations chrétienne et musulmane et l’étendue de leur influence.

MAP 31 Octobre 2018

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