Le modèle marocain de réforme économique et son ancrage africain ont été au centre d’une séance tenue en marge du Forum de Davos en présence du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi.

Cette rencontre consacrée à la présentation du rapport 2016 sur la croissance en Afrique, dans le cadre des activités « Media Tenor International Reputation », a été marquée par la participation notamment de délégations de l’Afrique du Sud, de l’Ethiopie et du Maroc.


Dans son exposé, M. Khalfi a souligné que le Royaume s’est engagé dans une série d’initiatives destinées à promouvoir un nouveau modèle pour l’Afrique de l’avenir fondé sur la stabilité, la réforme et le développement.
Il a rappelé à cet égard les discours prononcés par SM le Roi Mohammed VI lors du Forum maroco-ivoirien d’Abidjan ainsi que devant l’Assemblée générale de l’ONU dans lesquels le Souverain a affirmé que l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique et ses ressources humaines et ses potentialités.
Le ministre a mis l’accent sur les efforts déployés par le Royaume à l’échelle africaine comme en témoigne le nombre d’accords (plus de 2.000) signés avec les pays du continent, sans oublier le fait qu’il accueille plus de 8.000 étudiants subsahariens dans ses établissements universitaires.
Abordant les réformes engagées ces dernières années, notamment depuis le discours historique de mars 2011 qui a débouché sur l’adoption d’une nouvelle Constitution et la formation d’un nouveau gouvernement, M. Khalfi a mis en évidence le pas franchi par le Maroc au regard de plusieurs indicateurs internationaux.
Le Royaume, a-t-il expliqué, a gagné 21 points dans le classement mondial du climat des affaires, 14 points dans l’indice de transparency (lutte anticorruption), 8 points dans le classement de la compétitivité du Forum économique de Davos (WEF).
Le ministre a également évoqué l’amélioration des perspectives économique et d’investissement auprès des agences internationales de notation comme Moody’s et Standard and Poor’s en lui attribuant la perspective « stable ».
Ce progrès, a-t-il noté, est le fruit des nombreuses réformes mises en œuvre afin d’améliorer le climat des affaires entre autres, dont la stratégie nationale de lutte contre la corruption, la réforme de la justice et du secteur médiatique et la promotion de la société civile.
Après avoir rappelé la mise en place d’un modèle pour le développement du Sahara marocain, il a souligné que le Royaume constitue aujourd’hui un acteur agissant en faveur de la stabilité et du développement durable dans la région sahélo-saharienne, mais aussi en Europe.
Le Maroc, qui a développé une politique sécuritaire anticipative, n’a été touché par aucun attentat terroriste ces dernières années, a rappelé le ministre, ajoutant que la réforme du champ religieux a permis de consolider le rôle des oulémas et la place des mosquées dans la lutte contre l’analphabétisme et la promotion de l’islam authentique, ouvert et modéré.
M. El Khalfi n’a pas manqué de rappeler les nouvelles initiatives de développement en Afrique, citant notamment celles visant l’amélioration de la sécurité alimentaire et le développement d’une nouvelle politique énergétique basée sur les énergies renouvelables.
Au cours d’une séance de débat, le ministre a relevé que Rabat accorde une attention particulière aux efforts de désenclavement en Afrique à travers la consolidation des connexions interafricaines, comme l’atteste sa décision de maintenir les dessertes aériennes en direction des pays du continent affectés par l’épidémie Ebola, mais également la forte présence de ses banques dans le continent.
S’y ajoutent les actions entreprises pour améliorer l’image de l’Afrique dans le monde, a-t-il fait observer, citant en particulier le resserrement des liens de partenariat entre les agences de presse africaines, la tenue à Marrakech du Forum médiatique pour l’Afrique et le lancement de l’initiative conjointe Maroc-Cote d’Ivoire visant la création d’un observatoire africaine de la liberté de presse.
Le ministre a par ailleurs rappelé le lancement par SM le Roi Mohammed VI du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, une vision de développement intégrée, fondée sur une analyse objective de la situation dans la région, pour un montant de l’ordre de 8 milliards de dollars.
Ce nouveau modèle, a-t-il conclu, repose sur les acquis réalisés durant 40 ans et s’inscrit dans la régionalisation avancée fondée sur la consolidation de la démocratie locale en associant la population à la gestion de ses ressources et de ses affaires.
MAP : 21/01/2016

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