La protection des droits d’auteur est, en  partie, une protection de la créativité et du patrimoine culturel, artistique  et musical de notre pays, a souligné, vendredi 19 fév. 2016 à Agadir, le ministre de la  Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha  Khalfi, notant que le  recouvrement de ces droits fait toujours face à plusieurs défis.

 

  S’exprimant à l’ouverture des travaux d’une rencontre de sensibilisation,  organisée autour du thème « recouvrement des droits d’auteur : réalité et  perspectives » , M.Khalfi a indiqué que la région Souss-Massa occupe une  place de choix en matière de protection et de recouvrement des droits d’auteur,  faisant savoir que le nombre des œuvres en langues amazighes enregistrées et  protégées par les lois de la propriété intellectuelle s’élève à 2724 œuvres.

 

Le ministre a à cet égard mis en exergue les efforts déployés par le Maroc  en matière de la construction juridique et institutionnelle de la protection  des droits d’auteur, lesquels efforts ont permis au Royaume d’être en phase  avec la législation internationale y afférente.

 

L’objectif est de pouvoir recouvrer les recettes issues de l’exploitation  des œuvres artistiques et de les répartir sur les ayants droit conformément aux  critères de justice, d’objectivité et de gouvernance, a-t-il dit.

 

Le wali de Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane,  Mme Zineb El Adaoui, a souligné, pour sa part, qu’en dépit des divers acquis  réalisés par le Maroc en matière de protection des droits d’auteur, plusieurs  irrégularités persistent toujours résultant notamment du fait que les ayants  droit eux-mêmes n’ont pas une idée sur leurs droits et devoirs à cause du  manque de formation.

 

Beaucoup d’autres problèmes et contraintes impactent négativement les  efforts déployés pour promouvoir les droits d’auteur dont l’insuffisance des  ressources humaines, la faible communication entre les divers intervenants et  la prolifération grandissante du piratage en l’absence de mesures coercitives,  a-t-elle fait remarquer.

 

Intervenant au nom du Syndicat marocain des professions musicales, M. Ahmed  El Alaoui a exposé certains problèmes dont souffrent les artistes à cause de  l’absence ou de la carence des lois réglementant la protection de la propriété  intellectuelle, mettant l’accent sur la nécessité d’œuvrer pour imposer le  respect des législations et lois réglementant les droits d’auteur et droits  voisins protégeant les droits des artistes et les incitant à créer davantage.

 

Cette rencontre a été une occasion pour les artistes et créateurs, de même  que pour les patrons d’hôtels et restaurants qui exploitent les œuvres  artistiques, de s’informer sur les lois réglementant la propriété  intellectuelle.

 

Elle a été également une opportunité pour les sensibiliser quant à la  nécessité de conjuguer davantage d’efforts pour lutter contre le plagiat et le  piratage et inciter les exploitants à s’acquitter des droits d’auteurs.
MAP  20 fév. 2016