Vingt-deux affaires relatives à la presse et à  l’édition ont été soumises aux tribunaux du Royaume en 2015, a indiqué, jeudi 18 févr. 2016,  le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha  Khalfi, affirmant qu’aucune peine d’emprisonnement n’a été prononcée dans ces  affaires.

 

Le ministre qui répondait à une question lors d’un point de presse au terme  de la réunion hebdomadaire du conseil de gouvernement, a fait état de près de  mille affaires similaires recensées au cours des 13 dernières années.

 

Sur les 22 affaires traitées en 2015, treize ont bénéficié de  l’acquittement, de non-lieu, voire de jugements où le tribunal s’est déclaré  incompétent, a-t-il indiqué.

 

Pour ce qui est des neuf affaires restantes, des peines à des amendes ont  été prononcées dans sept cas, tandis que les deux autres procès, où des peines  d’emprisonnement ont été prononcées en première instance, sont toujours en  cours, a-t-il précisé.

 

Et d’ajouter que le projet du code de la presse et de l’édition, présenté  dernièrement devant la commission de l’enseignement, de la culture et de la  communication à la Chambre des représentants, stipule que le journaliste n’est  pas soumis à la contrainte par corps s’il justifie son insolvabilité s’agissant  du paiement d’amende ou de dédommagements.

 

Ce projet est une avancée très importante sur la voie de la protection et de  la consécration de la liberté de la presse au Maroc, a-t-il souligné, annonçant  par la même occasion qu’un rapport sera présenté la semaine prochaine sur les  efforts du Maroc visant à promouvoir la liberté de la presse.

 

MAP  19 févr. 2016

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