La semaine dernière a été marquée par l’organisation de festivals de films à Mir El laft , Oujda et Salé.

Le film espagnol « Été 93 » de Carla Simon remporte le grand prix de la 11ème édition du Festival international du film de femmes de Salé

Le film espagnol « Été 93 » de sa réalisatrice Carla Simon a remporté, samedi soir 30/09/2017, le grand prix de la 11ème édition du Festival international du film de femmes de Salé, placée sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Ce long métrage de 94 minutes relate l’histoire de la petite Frida âgée de 6 ans qui va quitter Barcelone après la mort de ses parents pour aller vivre à la campagne chez son oncle. Le temps d’un été, été 93, Frida apprendra à accepter son chagrin et ses parents adoptifs apprendront à l’aimer comme leur propre fille.

Le film indonésien « Marlina la tueuse en 4 actes » a valu à sa réalisatrice Mouly Surya le Prix du meilleur scénario, alors que le prix du jury été décerné au film français « Ava » de Léa Mysius.

Le Prix de la meilleure interprétation masculine a été attribué à Meinhard Neumann pour son rôle dans le film allemand « Western » de Valeska Grisebach, tandis que la comédienne Paulina Garcia a remporté le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle dans le film argentin « la fiancée du désert » de ses réalisatrices Cecilia Atan et Valeria Pivato.

Concernant la compétition du film documentaire, le prix est revenu au film allemand-autrichien « les filles ne s’envolent pas » de Monika Grassl, tandis que le prix jeune public a été attribué dans la catégorie court-métrage à Zineb Tamourt pour son film « Riad de mes rêves », et dans la catégorie long-métrage à Tarik El Idrissi pour son film « Le voyage de Khadija ».

La cérémonie de clôture de cette 11ème édition a été marquée par un vibrant hommage à l’actrice marocaine Fadila Benmoussa, en reconnaissance de sa riche carrière artistique.

S’exprimant à cette occasion, le directeur du festival, Abdellatif Laassadi, a souligné que Salé à travers ce festival de grande envergure est devenue la ville de cinéma de la femme par excellence à l’échelle nationale et internationale.

L’idée de ce festival s’inscrit en droite ligne avec la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI, qui accorde un intérêt particulier à l’art et à la culture, a-t-il précisé, mettant en avant le rôle important de la diplomatie culturelle marocaine dans la consécration de l’Etat de droit et de la diversité culturelle.

Le jury de la compétition officielle, a été présidé par la scénariste, réalisatrice et actrice française Dominique Cabrera, qui a relevé lors de cette cérémonie de clôture que ce festival célèbre la diversité dans la manière à être une femme et montre que la créativité féminine n’a pas de limite ou de nationalité.

Les films en compétition ont permis de donner un aperçu sur les réalités d’aujourd’hui et les défis de demain dans les quatre coins du monde, d’un point de vue unique, qui diffère selon la vision de chaque réalisatrice, a-t-elle ajouté.

Le jury a été composé de la réalisatrice Sophie Goyette (Canada), la cinéaste Kamla Abuzekri (Égypte), l’écrivaine et critique de cinéma, Pilar Carrasco Aguilar (Espagne), la spécialiste du programme Cinéma à l’Organisation Internationale de la Francophonie, Souad Houssein (Djibouti), l’actrice marocaine Saadia Ladib et l’actrice suisse Marie-Eve Musy.

La compétition officielle fiction de cette 11ème édition, a connu la participation de 12 films représentant l’Europe, l’Amérique latine, l’Asie, l’Afrique et le Monde Arabe.

Il s’agit de « Zin’naariyâ – L’Alliance d’Or » de Rahmatou Keïta (Niger), « Little Wing » de Selma Vilhunen (Finlande et Danemark), « Withered Green » de Ahmed Hammad, (Égypte), « Quite Staring At My Plate » de Hana Jušić (Croatie), « Le Clair-Obscur » de Khaoula Benomar (Maroc), « Ava » de Léa Mysius (France) et « Eté 93 » de Carla Simon (Espagne) .

Ont également pris part à cette compétition « Oh lucy » de Atsuko Hirayanagi (USA et Japon), « Marlina la tueuse en 4 actes » de Mouly Surya (Indonésie, France, Malaisie, Thaïlande), « Son of Sofia » de Elina Psikou (Bulgarie, Grèce, France), « Western » de Valeska Grisebach (Allemagne) et « La fiancée du désert » de Cecilia Atán et Valeria Pivato (Argentine).

L’invité de cette 11ème édition a été le cinéma Turc, à travers la projection de 5 films, à savoir « Dust Cloth (Toz bezi) » de Ahu Öztürk, « Araf, quelque part entre deux » de Yeşim Ustaoğlu, « La révélation d’Ela (Hayatboyu) » de Asli Özge, « La Tour de guet (Gozetleme kulesi) » de Pelin Esmer et « La Boîte de Pandore (Pandora’nin kutusu) » de Yeşim Ustaoğlu.

Ce festival a été, également, un espace de débat à travers l’organisation de forums traitant de plusieurs thématiques, dont « Discours du corps au cinéma: parole aux femmes », « La production – problèmes et aléas: approche comparative des expériences marocaines et turques » et « L’industrie cinématographique et audiovisuelle: de la chosification des femmes à la parité ».

Organisé cette année du 25 au 30 septembre, ce festival de grande envergure a permis de dévoiler que les questions du genre, telles qu’elles sont traitées, captées et montrées par ces films au féminin, sont indissociables de bien d’autres questions sociales, culturelles, économiques et humaines.

Le film suisse « Scrabbles » remporte le Grand prix du festival « Cinéma et mer » à Mir Left (province de Sidi Ifni)

Le court-métrage suisse « Scrabbles » de Christian Sulser a remporté le Grand prix du festival « Cinéma et mer » qui a clos, samedi soir, sa 4ème édition à Mir Left dans la province de Sidi Ifni.

Présidé par la réalisatrice et actrice marocaine Bouchra Ijork, le jury du festival a attribué le prix du meilleur réalisateur au Portugais Ricardo Leite pour son film « A Instalaçao do Medo », tandis que le film « Turtle » de la réalisatrice hongroise Leila Jordi s’est vu décerner le prix du jury.

Le jury du festival a également accordé une mention spéciale aux films indien « Harik Pahan » du réalisateur Gurukaran Singh, et tunisien « la mer et l’histoire » de Tarchouni Abdelhak.

Au total, 25 films représentant 15 pays étaient en lice pour la compétition officielle de la 4ème édition du festival « Cinéma et mer ».

Lors de la cérémonie de clôture du festival, organisé par l’association « Cinéma et mer », un hommage a été rendu au réalisateur et acteur marocain Ahmed Baddouj, l’un des vétérans du cinéma amazigh.

Pour sa quatrième édition, le festival « Cinéma et mer » a rendu un hommage tout particulier à l’artiste égyptien Ahmed Abdelazize, ainsi qu’à l’acteur marocain Farid Regragui.

En outre, le festival a été marqué par une série d’activités organisées à Mir Left, à Sidi Ifni et dans la commune de Arbaa Sahal, dont des sessions de formation sur des questions ayant trait à la thématique du festival, ainsi qu’une rencontre provinciale sur l’action culturelle et la production artistique.

Il s’agit également d’expositions d’art plastique « couleurs côtières », de photographies « photos de la mer » et d’outils anciens de cinéma.

Festival méditerranéen du cinéma d’Oujda : le grand prix remporté ex-aequo par les films égyptien ‘’L’autre rive’’ et italien ’’Splendid hotel’’

Les films ’’Al Barr Attani (L’autre rive)’’ du réalisateur égyptien Ali Idriss et ‘’Splendid hotel’’ de l’Italien Mauro bucci ont remporté le grand prix de la 6è édition du Festival méditerranéen du cinéma et de l’immigration d’Oujda.

La remise des prix aux vainqueurs a eu lieu, samedi soir 30-10-2017, lors de la cérémonie de clôture du festival, organisé du 26 au 30 septembre par l’Association solidarité pour le développement et l’immigration.

Outre le grand prix, le jury de la catégorie des longs métrages, qui a été présidée par la productrice algérienne, Amina Haddad, a décerné le prix du jury au film marocain ‘’My name is Adil’’ du réalisateur Adil Azzab, et celui du meilleur acteur au Burkinabè ‘’Koudous Seihon’’ pour son interprétation dans le film ‘’Mediterranea’’.

Le prix de la meilleure actrice a été remis à l’Egyptienne Hanane Slimane pour sa prestation dans ‘’L’autre rive’’.

Dans la catégorie des courts-métrages, dont le jury a été présidé par l’acteur et réalisateur marocain Driss Roukh, le grand prix a récompensé ’’La mère’’ (Lwalida) de son réalisateur Abdelfettah Serrari qui a remporté aussi le prix de la meilleure production, alors que le prix du meilleur scénario est revenu à Abdelhafid Aissaoui pour son film  »Le dernier souffle ». Les prix de meilleur acteur et de la meilleure actrice sont allées à Mohamed Hmimsa et Souad Saber pour leurs rôles respectivement dans ‘’Le dernier souffle’’ et ‘’Lwalida’’.

La cérémonie de clôture a été marquée aussi par l’hommage rendu à l’actrice marocaine Sanae Alaoui et au réalisateur Saïd Khallaf.

Lors de cette 6ème édition, quatorze films, dont huit longs métrages et six courts métrages, étaient en compétition.

Les longs métrages sont ’’Al Barr Attani (L’autre rive)’’ du réalisateur égyptien Ali Idriss, ‘’Rihlat Khadija (voyage de Khadija)’’ du réalisateur marocain Tarik El Idrissi, ‘’Splendid hotel’’ de l’Italien Mauro bucci, ‘’Ta mère’’ de la réalisatrice franco-marocaine Touria Benzari, et ‘’Les papiers d’amour’’ de Taha Mohamed Ibnsliman (Maroc).

Il s’agit aussi des films ’’Les sauteurs’’ d’Abou Bakar Sidibé (Mali), ‘’My name is Adel’’ de Adil Azzab (Maroc) et ‘’Mediterranea’’ de Jonas Carpignano (Italie).

Dans la catégorie des courts métrages, les films qui étaient retenus sont ’’La mère’’ de Abdelfettah Serrari, ‘’Rêves’’ de ‘’Lakhdar Hamdaoui’’, ‘’Al Mamsouhoune’’ de Hakim Kebbabi, ‘’Trésor’’ de Loubna Ayyad, ‘’Leila’’ de Youssef Ben Kaddour et ’’Le dernier souffle’’ du cinéaste Abdelhafid Aissaoui.

Etaient également au programme de ce festival, une conférence sur le thème ‘’L’immigration africaine, réalité et perspectives’’ et des ateliers axés sur les techniques cinématographiques animés par l’acteur égyptien Amrou El Kadi, l’artiste marocain Jamal Chairi et le réalisateur marocain Driss Chouika.

Map 02/10/2017

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