minLes travaux du 4ème colloque international sur « la liberté de la presse à l’ère numérique » se sont ouverts, vendredi 13 nov.2015 à Rabat, avec la participation de représentants d’instances média, de professionnel et d’experts marocains et étrangers.

Organisée à l’initiative du Centre des études et des recherches en sciences sociales (CERSS), en partenariat avec le ministère de la Communication, cette rencontre de deux jours s’assigne pour objectif l’évaluation de la liberté de la presse et de la situation actuelle des médias électroniques.Intervenant à cette occasion, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi a indiqué que l’année 2015 a été marquée par d’importants défis relatifs aux médias numériques, relevant à cet effet le nombre actuel d’abonnés à Internet, qui a atteint plus de 13 millions de personnes, et 11 millions d’inscrits au réseau social (Facebook), l’ouverture de près de 100.000 comptes sur Twitter, outre le développement rapide des sites électroniques estimés à près de 204.

Après avoir donné un aperçu sur le développement des moyens de communication électroniques et l’ouverture du Maroc sur ces nouvelles technologies développées et le passage à la technologie 4G et à la TNT, le ministre a souligné que « ces indicateurs nous interpellent sur la nécessité de réfléchir sur la liberté de la presse ».

Le ministre a noté, d’autre part, que la révolution qu’ont connu les chaines satellitaires, les sites électroniques et les réseaux sociaux, a commencé à poser des défis sur les plans niveaux juridique, économique, professionnel et aussi en matière de politiques de formation.

M. Khalfi a fait noter qu’il n’y a pas d’avenir pour les médias en l’absence d’une vraie liberté, soulignant que la pluralité des médias ne se mesure pas en termes du nombre de tribunes et de sites d’information, mais plutôt par la diversité des avis et opinions qui reflètent l’essence de la démocratie.

Il a cet égard mis l’accent sur la nécessité de développer les critères relatifs à la liberté de presse et la garantie de la sécurité de la presse numérique .

Evoquant d’autre part le défi économique, M. Khalfi a relevé qu’il y a pas lieu d’imaginer un avenir, sans la présence d’une presse éléctronique au côté de la presse traditionnelle, lesquelles sont appelées à travailler dans le cadre de la complémentarité, en mettant l’accent dans ce sens sur la nécessité de garantir l’indépendance de l’entreprise médiatique.

Pour sa part, le directeur du Centre des études et des recherches en sciences sociales, Abdallah Saaf, a affirmé que cette rencontre est la quatrième d’une série de colloques organisés depuis l’année 2012 pour débattre des thématiques traitant de la liberté d’expression, avec la participation d’acteurs et de professionnels du secteur de l’information multimédia.

Toutes ces rencontres, a-t-il ajouté, traitent du sujet de la liberté des médias d’une vision académique, soulignant que la rencontre de Rabat est une opportunité pour s’arrêter sur la question de la liberté d’expression à l’ère numérique et pour se pencher sur les différents défis et questions relatifs aux volets institutionnel, juridique, politique, organisationnel et économique.

Evoquant les différentes réalisations issues des rencontres consacrées à ce sujet, M. Saaf a indiqué que 25 études ont été réalisées et près de 100 contributions seront évaluées et présentées lors des prochaines phases de ce colloque international.

Selon les organisateurs, cette rencontre ambitionne, en premier lieu, d’évaluer la liberté de la presse à l’ère du numérique, à travers le témoignage des opérateurs du secteur: webmasters de sites, journalistes de la presse électronique et associations des professionnels.

Les participants à ce colloque se pencheront, lors de 7 séances, sur trois principaux axes portant sur l’organisation institutionnelle et législative, les stratégies, pratiques et modèles de presse électronique et la déontologie.

 

Les indicateurs de la liberté de la presse se sont renforcés en 2015             

Les indicateurs de la liberté de la presse au Maroc se sont renforcés en 2015, a indiqué, vendredi 13 nov. 2015 à Rabat, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha Khalfi.

Dans une déclaration à la presse peu avant l’ouverture du 4è colloque international sur « la liberté de la presse à l’ère numérique », organisé par le Centre des études et de recherches en sciences sociales (CERSS), avec l’appui du ministère de la Communication, il a affirmé que le renforcement enregistré en 2015 peut être perçu notamment en matière de « régression du nombre des affaires déférées devant la justice ».

Après avoir fait état du recul des agressions à l’encontre des journalistes, M. El Khalfi a noté que « l’année 2015 n’a connu aucune interdiction de publication ou de fermeture de site électronique ni aucune forme de pression ».

Ceci, a-t-il dit, est dû « au souci permanent du Maroc de se conformer à ses engagements en termes de renforcement de la liberté de la presse, et de faire face aux défis qui restent à relever dans ce domaine ».

Il a, de même, rappelé qu’une grande avancée a été enregistrée en matière de réforme des lois régissant le domaine de l’information au Maroc, précisant à ce sujet que le conseil de gouvernement a approuvé les deux premières parties, alors que la troisième partie doit être adoptée prochainement, en vue de mettre en oeuvre les dispositions de la Constitution et pour honorer les engagements internationaux du Royaume, répondre aux attentes des professionnels du secteur, par le biais d’un code législatif avancé prévoyant la mise en place d’un nouveau contrat-programme afin de soutenir l’entreprise de presse, renforcer le soutien accordé aux oeuvres sociales dans le secteur et organiser la première rencontre nationale de la formation en vue de développer les systèmes de formation dédiés aux journalistes.

Cette rencontre internationale, à la quelle prennent part plus de 40 experts, dont la moitié des étrangers représentant quelque 10 pays, vise à capitaliser les acquis et réalisations enregistrés par le secteur de l’information en matière de code de la presse et de l’édition, a par ailleurs relevé le ministre.

Selon les organisateurs, ce colloque ambitionne, en premier lieu, d' »évaluer » la liberté de la presse à l’ère du numérique, à travers le témoignage des opérateurs du secteur: webmasters de sites, journalistes de la presse électronique et associations des professionnels.

Deux jours durant, les participants à ce colloque se pencheront, lors de 7 séances, sur 3 principaux axes portant sur l’organisation institutionnelle et législative, les stratégies, pratiques et modèles de presse électronique et déontologie.

MAP

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