Le ministre  de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, M. Mohamed Mehdi Bensaid, a présidé, mardi 14 décembre 2021 à Rabat,  la cérémonie de la  remise du Grand Prix National de la Presse, en présence de personnalités du monde de la presse, de l’art et de la littérature.

Le prix honorifique, qui rend hommage à une personnalité du monde des médias ayant contribué au développement et à l’évolution du paysage médiatique national et à la consécration des nobles principes du métier, est attribué cette année et  à titre posthume, à feu Mohamed Dah Lghdaf, ancien directeur de Laâyoune TV (SNRT) et à feu Salah Eddine El Ghomari, journaliste à “2M”.

Le prix de l’agence de presse a été décerné ex-aequo à Karima Hajji pour son article “Latifa Ibn Ziaten, un rempart inébranlable contre les partisans de l’extrémisme et de la radicalisation des jeunes” et à Younes Bouzrida pour son article “Amal Majdoub, une infirmière éprise d’affection pour ses patients”.

Pour ce qui est du prix de la télévision, il a été remporté ex-aequo par Khalid Azdoun, journaliste d’Al Oula (SNRT) pour son sujet sur “Le vaccin de l’espoir” et Meriem Raissi (2M) pour un épisode de l’émission “Koullouna Abtal” intitulée “Raouae”.

Quant au prix de la radio, il a été attribué ex-aequo à Khalil Dernan (SNRT) pour son oeuvre “L’immobilier en cours de construction: quand le rêve de posséder un logement se transforme en un cauchemar fait d’escroquerie”, et à Karima Zahnoun (SNRT) pour une enquête intitulée “Les Marocains au temps du corona”.

Dans la catégorie de la presse écrite, le prix a été octroyé à la journaliste Naïma Charai de l’hebdomadaire “Le Reporter” pour son oeuvre “Danger: Ce vol de barques, une menace pour la sécurité”, alors que le prix de la presse électronique est revenu ex-aequo aux journalistes de Hespress.com, Abdessalam Chamekh pour un sujet sur l’aventure des “harraga” marocains sur les frontières turques, et Amal Kenin pour son enquête intitulée “Une quête de l’eau se transforme en supplice d’été et d’automne”.

Le prix de la photographie a été remis au journaliste photographe Abdelmajid Bziouat de “L’économiste” pour un reportage-photo sur la réglementation de la culture du cannabis, alors que celui du journalisme d’investigation est revenu à Yassine Omari d’”Al Oula” (SNRT) pour un épisode de l’émission “45 minutes” intitulé “Le terrorisme, l’équation de la réconciliation”.

Concernant le prix de la production journalistique amazighe, il a été remporté par le journaliste Brahim Karim (SNRT), pour son documentaire “Racines…un épisode sur l’insertion professionnelle et économique des immigrés subsahariens”.

Quant au prix de la production journalistique hassanie, il a été attribué à Mohamed Trouzi de la chaîne Laâyoune TV (SNRT) pour son œuvre “Yam Lagtaa”.

Intervenant à cette occasion, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, M. Bensaid, a indiqué que le ministère a tenu, depuis le lancement du Prix en 2003, à honorer ses engagements en veillant à l’organisation de ce rendez-vous important, tout en réunissant les conditions d’une compétition loyale entre les candidats et en garantissant l’indépendance et la liberté du choix du jury, conformément à des normes professionnelles bien précises.

L’organisation de cette édition, malgré les conditions difficiles dues à la pandémie, confirme l’importance de ce Prix et de ce rendez-vous annuel qui rend hommage aux compétences professionnelles du monde de la presse, a relevé le ministre.

Il a également fait savoir que le ministère projette d’organiser une rencontre afin de débattre de la révision du cadre régissant ce prix en engageant une réflexion sérieuse afin de s’ouvrir sur les contributions “distinguées” des journalistes marocains travaillant pour des médias étrangers.

Bensaid a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de penser à un nouveau modèle pour l’entreprise de presse qui soit au diapason des mutations numériques, ajoutant que le ministère s’engagera dans ce chantier en poursuivant les consultations avec les différents professionnels, le but étant de promouvoir le secteur de la presse, sans pour autant perdre de vue l’amélioration du statut social et matériel des travailleurs dans ce domaine, conformément à la politique nationale consacrée par le lancement du chantier de la protection sociale.

De son côté, le président du jury et secrétaire général du Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger, Abdellah Boussouf, a indiqué que toutes les œuvres qui étaient en lice dans cette compétition ont abordé une variété de sujets d’actualité qui touchent de près la société, relevant que les œuvres primées respectent toutes les normes professionnelles adoptées par le jury après bien des discussions.

Il a, en outre, mis en avant l’attachement du corps journalistique marocain aux grandes questions de l’heure, ajoutant que cet esprit d’engagement s’est manifesté en pleine pandémie puisque les journalistes étaient aux premières loges pour apporter une information précise et vérifiée à leur audience.

Boussouf a aussi insisté sur l’importance de la révision du décret régissant le Prix de la presse pour s’ouvrir sur d’autres genres journalistiques, tout en mettant en relief le travail accompli par les journalistes marocains résidant à l’étranger ainsi que les efforts déployés par leurs collègues étrangers accrédités au Maroc.

Le jury de la 19è édition du Grand prix national de la presse était composé de Jamila Chadli, rédactrice en chef centrale à la chaîne 2M, Mokhtar Laghzioui, directeur de publication au quotidien “Al Ahdat Al Maghribia”, Ali Khella, directeur de production et programmation à la Société Nationale de Radiodiffusion et de Télévision (SNRT) et de Samir Hilal, rédacteur en chef et chef de la division multilingue à l’Agence Marocaine de Presse (MAP).

Il comprenait aussi Nadia Mehidi, professeure à l’Institut Supérieur de l’Information et la Communication (ISIC), Abdelhakim Badii, directeur de publication au quotidien “Annahar Al Maghribia”, Mohamed Bedari, directeur-adjoint à la direction de l’information de la première chaîne, Jihan Elktioui, journaliste au quotidien “Les Inspirations Eco”, Rahal Boubrik, professeur à l’Institut des Études Africaines (IEA) et Abdelhak Adimi, journaliste au quotidien “Rissalat Al Oumma”.

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