La Chambre des Conseillers a adopté à l’unanimité, mardi  5 Février 2019 lors d’une séance plénière, le projet de loi n°70.17  portant réorganisation du  Centre Cinématographique Marocain (CCM), et modifiant la loi n°20.99 relative à l’organisation de l’industrie cinématographique.

Le Ministre de la Culture et de la Communication, M. Mohamed El  Aaraj,  a précisé, lors de son intervention, que ce projet de loi vise essentiellement à doter le  CCM  d’un cadre juridique avancé et adapté à ses missions  stratégiques,  à favoriser  l’émergence d’une véritable industrie cinématographique  en phases avec les attentes de notre pays  et qui soit  basée sur les principes de la bonne gouvernance, l’égalité de chances, la compétitivité, le pluralisme, l’ouverture au monde, et ce dans la perspective  d’en faire l’un des piliers du développement économique, social et culturel.

Ce projet de loi apporte un ensemble de nouveautés  relatives  à la sauvegarde de la mémoire, à  la valorisation du patrimoine culturel et cinématographique, à travers sa collecte et sa conservation, ainsi qu’à la restauration et la diffusion  de l’archive cinématographique.  Il prévoit également le la promotion  des ressources humaines par le biais de  la formation professionnelle dans les métiers du cinéma, notamment dans les spécialités   artistiques et techniques.

Il est à noter  que le projet de loi relatif à la réorganisation du Centre Cinématographique Marocain est le fruit  d’une stratégie bien ficelée,  adoptée par  le  ministère pour consolider les aspects législatifs et institutionnels en parallèle avec le renforcement des  infrastructures susceptibles de permettre l’organisation de l’industrie cinématographique au Maroc, et ce en concertation avec les différents acteurs du secteur. Il s’agit également de préserver les acquis et les réalisations et de consacrer le rôle du CCM dans l’organisation, le soutien et la rationalisation  de la gestion du secteur, ainsi que  la consolidation de ses capacités compétitives et créatives pour refléter l’identité marocaine et asseoir les bases d’une véritable industrie cinématographique pouvant accompagner  l’évolution technologique que connaît le secteur à l’échelle internationale.

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