Le ministre de la Culture et de la communication, Mohamed Laaraj, a appelé, mardi à Rabat, l’ensemble des intervenants à la conjugaison d’efforts pour le parachèvement de la mise en œuvre des dispositions constitutionnelles de l’Amazigh.

M. Laaraj a indiqué, lors d’une réunion de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication à la chambre des représentants, axée sur l’examen du projet de loi organique relatif à la définition des étapes de mise en œuvre du caractère officiel de l’Amazigh et des moyens à même de l’intégrer dans l’enseignement et dans d’autres domaines prioritaires de la vie publique, que cette adhésion doit s’inscrire dans le cadre du renforcement des acquis du Maroc en matière de démocratisation et de modernisation et honorer les différentes composantes de l’identité nationale pluraliste, sous la sage conduite de SM le Roi Mohammed VI.

Le ministre a souligné que le projet de loi s’est basé sur une approche participative axée sur les consultations et ayant pris en compte les revendications des associations, sous l’ancien gouvernement, rappelant que l’amazigh est enseignée depuis 2003 et que 15.000 enseignants ont été formés jusqu’à 2015 dont 5000 l’enseignent de manière effective.

Dans ce contexte, M. Laaraj a fait savoir que le nombre d’élèves ayant étudié l’amazigh se monte à 400.000 étudiants à la fin de la même année, rappelant l’existence d’une étude claire dans le domaine de l’enseignement, en partenariat avec l’Institut Royal de la Culture Amazighe, et que la vision stratégique 2015-2030 souligne la nécessité d’intégrer cette langue dans l’enseignement primaire et secondaire.

Après avoir rappelé que 3 universités enseignent cette langue qui est est également enseignée dans plusieurs établissements, dont l’institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC), le ministre a assuré que son département est disposé à interagir avec les propositions de réformes et d’amendements formulées par les partis politiques au sujet de ce projet de loi.

Pour leur part, les différentes interventions des groupes parlementaires ont salué cet effort visant l’amélioration de l’action législative dans ce domaine important, insistant sur la nécessité d’accélérer les travaux pour la mise en oeuvre de ce texte.

Les interventions ont également souligné la nécessité d’adopter une approche globale pour l’intégration de cette langue dans divers domaines, tels l’éducation, la législation, l’action parlementaire et les médias.

Les intervenants ont aussi mis l’accent sur la nécessité de recours à la langue amazighe dans la lutte contre l’analphabétisme et dans le domaine judiciaire, émettant le souhait de voir le Conseil supérieur des langues mis en place avant ce projet de loi.

MAP: 27/12/2017