Le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj a exposé, jeudi au siège de l’UNESCO à Paris, les efforts du Maroc pour la promotion de la culture et de la liberté de la presse et d’expression.

Intervenant lors du débat de politique générale organisé dans le cadre de la 39-ème session de la conférence générale de l’UNESCO, M. Laaraj a souligné que la culture a été érigée durant la dernière décennie en priorité nationale en la considérant comme un élément essentiel du développement, d’autant plus que la Constitution de 2011 place la culture et la diversité linguistique au cœur de la nouvelle vision du Maroc.

Le ministre a dans ce sens évoqué la Stratégie de développement culturel à l’horizon 2020 mise en place par le Royaume, se félicitant de la création d’un cadre adéquat de coopération avec l’UNESCO pour la préservation et la valorisation du patrimoine culturel marocain.

Il a aussi relevé que la Stratégie de développement culturel à l’horizon 2020 bénéficie de l’appui de cette organisation onusienne grâce au programme conjoint: « Le patrimoine culturel et les industries créatives comme vecteurs de développement du Maroc », rappelant, d’autre part, que le Royaume a ratifié la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO.

Dans le domaine de la communication et des médias, M. Laaraj a noté que la promotion de la liberté d’expression et de la presse est une priorité du gouvernement, rappelant que la Constitution de 2011 en garantit l’exercice.

Les efforts du Maroc dans ce domaine ont été traduits par la mise en place d’un programme gouvernemental portant sur le renforcement de la place des établissements médiatiques, a-t-il fait observer, soutenant que le processus de réformes est lié d’une manière directe au renforcement des fondements d’une presse libre et responsable.

Dans ce cadre, la liberté de la presse a connu un développement remarquable durant ces dernières années, comme en témoignent les indicateurs fournis par des organisations internationales telles que l’UNESCO, a-t-il fait valoir, mettant l’accent en particulier sur le renforcement de l’arsenal juridique avec la mise en place d’un nouveau Code de la presse et de l’édition.

Ce code moderne a constitué un pas en avant dans le domaine du renforcement des libertés au Maroc grâce à ses dispositions qui sont en parfaite harmonie avec la Constitution, tout en garantissant la liberté dans l’exercice de la profession et la protection des droits de la société et des individus, a-t-il expliqué, ajoutant que ce texte renforce le rôle de la justice en matière de protection des libertés.

Le gouvernement a en outre élaboré un projet de loi relatif au droit d’accès à l’information conformément aux dispositions de l’article 27 de la Constitution, a poursuivi M. Laaraj, en passant également en revue les dispositions législatives mises en place pour assurer la protection des journalistes.

Evoquant l’approche genre dans les médias, le ministre a fait savoir que le texte modifiant et complétant la loi relative à la communication audiovisuelle insiste sur la nécessité de promouvoir l’égalité homme-femme.

Dans le domaine de l’enseignement, le ministre a abordé la mise en place d’une stratégie intégrée 2015-2030 pour la réforme de l’école, rappelant la signature en juin 2016 d’un accord de partenariat avec l’UNESCO pour combattre l’extrémisme violent à tous les niveaux dans le milieu scolaire.

Par ailleurs, M. Laaraj a indiqué que le Maroc partage aussi les nobles objectifs de l’UNESCO en matière de développement durable et de préservation de l’environnement, rappelant, à cet égard, les efforts du Royaume pour promouvoir les énergies renouvelables.

La 39ème session de la Conférence Générale de l’UNESCO, qui se tient du 30 octobre au 14 novembre prochain, aura notamment à déterminer l’orientation et la ligne de conduite de l’Organisation durant les deux prochaines années.

Elle en adoptera également les Programmes et le budget et procédera à l’élection des membres du Conseil exécutif.

Au cours de cette session, la Conférence devrait entériner, le 10 novembre prochain, la nomination d’Audrey Azoulay, au poste de Directrice générale de l’UNESCO, en succession à Irina Bokova, qui avait assumé deux mandats de quatre ans à la tête de l’Organisation.

MAP :02/11/2017

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