Les autorités marocaines s’étonnent des termes du communiqué publié par Reporters sans Frontières (RSF) le 02 avril 2021 évoquant un « calvaire » et un « supplice » que subirait le prisonnier Mohamed Lamin Haddi. A ce titre elles souhaitent apporter les éclairages suivants :

  • La Délégation Générale à l’Administration Pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) a indiqué dans deux communiqués, publiés respectivement le 23 février et le 02 mars 2021, qu’il est incarcéré, à la prison locale de Tifelt 2, dans des conditions tout à fait normales répondant aux normes et standards internationaux. Il y bénéficie de tous ses droits sans aucune discrimination à l’instar de tous les autres détenus et a toujours fait l’objet d’un suivi médical approprié.
  • Contrairement à ce que l’intéressé prétend, il a été établi qu’il n’a pas mené de grève de la faim et n’a jamais été nourri de force.
  • L’intéressé a reçu une visite de la Commission Régionale des Droits de l’Homme de Rabat-Salé-Kénitra, le 26 février 2021. La visite a eu lieu en présence d’un médecin qui a permis d’établir que son état de santé était normal.
  • Dans le cadre des études universitaires qu’il poursuit, l’intéressé a été en mesure de préparer et de se présenter aux examens de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ibn Tofail de Kénitra, organisés au sein de la maison centrale de Kénitra du 23 au 26 mars 2021.
  • La mère de l’intéressé n’a jamais été empêchée de lui rendre visite mais a refusé de respecter les mesures sanitaires de précaution liés à la pandémie du Covid 19, mises en place par l’Administration pénitentiaire pour le bon déroulement des visites.
  • En raison des troubles générés par sa famille devant l’établissement pénitentiaire le 03 mars 2021, elle a été entendue le jour même par les services de la police judiciaire de Tifelt, sur instruction du Parquet compétent. L’intéressé avait fait l’objet d’une visite du substitut du Procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Tifelt le 02 mars 2021, suite à la plainte de sa mè Faute de preuves, cette plainte a été classée par le Procureur Général du Roi près la Cour d’appel de Rabat.
  • L’intéressé n’a jamais exercé officiellement le métier de journaliste, ni entrepris les démarches nécessaires pour bénéficier d’une carte de presse, document indispensable pour l’exercice de cette profession tel que prévu par la loi marocaine.

A l’issue d’un procès équitable suivi par nombre d’observateurs nationaux et internationaux, l’intéressé a été reconnu coupable et condamné à 25 ans de prison suite à son implication dans l’assassinat sauvage de 11 éléments des forces de l’ordre.

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