La ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social, Bassima Hakkaoui, a mis en exergue, lundi à New York, les réalisations accomplies par le Maroc en matière de lutte contre les disparités salariales entre les deux sexes et la création d’un environnement de travail décent.

S’exprimant lors des travaux de la 61è session de la Commission de la condition de la femme, qui se tient du 13 au 24 mars au siège des Nations Unies à New York, Mme Hakkaoui, qui conduit la la délégation marocaine, a mis l’accent sur la problématique des inégalités de salaires entre les femmes et les hommes, notant que ces disparités ne sont pas liées uniquement au cadre juridique mais aussi aux mentalités, indique mardi un communiqué du ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social.

Dans ce sens, la ministre a plaidé pour le changement des mentalités et des stéréotypes liés au genre et appelé à l’autonomisation économique des femmes dans le monde du travail.

Mme Hakkaoui, qui s’exprimait lors de la première table ronde ministérielle sur  »les disparités salariales entre les deux sexes dans les secteurs public et privé: méthodes d’aboutir à des salaires équitables pour un travail de qualité dans un monde du travail en évolution », s’est arrêtée sur les acquis réalisés par le Maroc dans ce domaine, que se soient la promulgation des législations protectrices relatives au travail, des politiques publiques relatives à la promotion de l’égalité, ou bien la création d’observatoires nationaux et d’institutions y afférentes relatives aux droits de l’homme et à la gouvernance.

Dans ce cadre, elle a fait savoir que la femme assume elle même sa responsabilité, observant  »qu’elle doit poursuivre sa lutte contre ces inégalités et toutes formes de discrimination, à travers son intégration dans l’action syndicale, pour qu’elle puisse défendre elle-même ses intérêts ».

Lors de la deuxième table-ronde ministérielle, sur le thème  »un emploi permanent et productif et un travail décent pour tous », Mme Hakkaoui a souligné la responsabilité collective dans l’institutionnalisation du travail non formel, permettant ainsi à la femme un environnement de travail décent, a précise le communiqué.

Cette rencontre a été l’occasion pour examiner l’objectif N 8 des Objectifs de Développement Durable (ODD) à l’horizon 2030, consacré à la promotion d’une croissance économique soutenue, partagée et durable et un travail décent pour tous, durant laquelle la ministre a évoqué de nouveaux domaines de travail, en l’occurrence le secteur des services, ayant permis à la femme de réaliser d’importants exploits.

De même, elle s’est félicitée des différents initiatives relatives au lancement de nouveaux programmes, donnant à la femme des opportunités pour réaliser leur autonomisation, notamment le programme  »Auto-Entrepreneur », ayant permis jusqu’à la fin 2016, la création de 31.234 auto-entreprises, dont plus de 40 % sont des entreprises féminines.

Les travaux de la 61è session de la Commission de la condition de la femme ont porté sur le thème  »Autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en évolution » a ajouté la même source.

(MAP 14/03/2017)

 -Intervention de Mme. Bassima HAKKAOUI Ministre de la Solidarité, de le Femme, de la Famille et du Développement Social Chef de la délégation marocaine

– Rapport du Royaume du Maroc : Autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution

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