La première édition du « Salon maghrébin du livre » placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, et initié sous le thème ‘ »Dire la jeunesse, écrire l’espoir » s’est clôturée dimanche 24 septembre à Oujda.

Selon les organisateurs, le premier salon «Lettres du Maghreb», se veut un espace de débat et d’échange et nourri l’ambition de devenir une véritable vitrine pour la littérature marocaine et maghrébine.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence du ministre de la Culture et de la Communication, Mohammed Laaraj, du wali de l’Oriental, gouverneur d’Oujda Angad, Mouad El Jamai, du président du conseil régional, Abdenbi Bioui, du Haut-commissaire aux Anciens Résistants et Anciens Membres de l’Armée de Libération, Mustapha El Ktiri, de l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault et de plusieurs autres personnalités politiques et du monde de la culture, de l’édition et des arts.

Intervenant à cette occasion, M. Laaraj, a souligné que ce salon constitue une contribution aux efforts de renforcement de la coopération culturelle à l’échelon du Maghreb et de l’Afrique, ajoutant que la présence du Sénégal, en tant qu’invité d’honneur, traduit la solidité des liens historiques et culturels entre le Maroc et ce pays.

Notant l’apport considérable de cette manifestation à la dynamique culturelle dans la région de l’Oriental, M. Laaraj a mis l’accent sur la richesse du programme de salon, qui aspire à s’ériger en espace de débat ouvert sur les principales préoccupations intellectuelles et artistiques.

Le ministre n’a pas manqué de louer les partenariats ayant donné naissance à cet événement culturel qui cadre parfaitement avec l’approche participative prônée par le ministère, soulignant le rôle majeur de la culture dans le développement et l’épanouissement des sociétés.

Le président de l’agence de développement de l’Oriental, président du salon, Mohamed Mbarki a, quant à lui, indiqué que 200 participants représentant une quinzaine de pays devront traiter au cours de ce salon des thèmes liés notamment à la jeunesse, la migration, la coédition et le vivre-ensemble, saluant le professionnalisme dont a fait preuve le comité d’organisation de cet évènement, qui doit être inscrit dans la continuité.

«Le Maghreb culturel a de l’avenir», a-t-il insisté, précisant que le salon est le fruit d’une volonté de rassembler les intellectuels autour de débats axés sur des sujets ayant trait aux sociétés maghrébines, mais aussi d’encourager les talents de la pensée et de la création au niveau de la région.

Après avoir rappelé que le Maroc, pays polyglotte, a inscrit sa diversité dans la nouvelle constitution, M. Mbarki a tenu à assurer que la Grand Maghreb « n’est pas un rêve ou une fiction mais un élan spontané de l’ensemble de ses intellectuels » qui promeuvent l’échange et le dialogue.

Le wali de la région de l’Oriental, gouverneur d’Oujda Angad, Mouad El Jamai s’est félicité de l’organisation du salon « Maghreb des lettres » à Oujda, la cité millénaire « qui mérite plus que ça » au vu de son énorme potentiel culturel et humain.

El Jamai a mis l’accent sur ce rêve du « Maghreb uni » que caressent l’ensemble des peuples maghrébins, unis par le sang, la géographie, la langue et le destin commun.

Pour sa part, le président du conseil régional, Abdenbi Bioui, a indiqué que l’organisation de cette manifestation reflète la volonté de l’ensemble des acteurs à faire du Maghreb un espace de savoir et de créativité.

La culture du savoir, la littérature et les arts sont parmi les fondements de la renaissance et du développement, et contribuent à la consécration du sentiment d’appartenance au Maghreb aux multiples affluents culturels, a-t-il dit.

Qualifiant le premier salon du livre maghrébin de « belle » et « grande » initiative, l’ambassadeur de France au Maroc, Jean-François Girault a rappelé, de son côté, « ce potentiel énorme du Maghreb en terme de talents, récompensés par des prix prestigieux, en France notamment ».

«Réunir les écrivains du Maghreb et le faire au Maroc, c’est plaider pour l’indispensable dialogue entre les sociétés de la région», a souligné M. Girault, relevant que le salon d’Oujda « met en valeur une scène éditoriale en effervescence».

Le diplomate français a salué, par ailleurs, l’initiative d’associer la France et ses écrivains à cet événement, d’autant plus que les liens entre les romanciers et les intellectuels de France et d’Afrique du nord sont d’une «extrême densité ».

Initiée par l’Agence de développement de l’Oriental, la Wilaya de l’Oriental et le Conseil de la région, en collaboration avec d’autres partenaires, cette première édition rassemblée plus de 200 intellectuels, dont des poètes, romanciers, nouvellistes, conteurs, dramaturges mais aussi des représentants d’institutions régionales professionnelles de l’édition et de la distribution du livre.

Outre les tables rondes, les ateliers de formation, les lectures poétiques et les projections, un symposium pour la promotion du prix international du Roman arabe, connu sous l’appellation d’Ipaf (International prize for arabic fiction) a été organisé en présence de plusieurs noms ayant gagné ce prix ou y ont participé.

En marge de cette manifestation culturelle (21-24 septembre), des rencontres ont été organisées en hommage à plusieurs figures de la littérature et de la pensée maghrébines, dont Fatima Mernissi, Assia Djebar, Mohamed Arekoun et Mohammed Abed Al-Jabri.

(D’après la MAP

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